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Editorial du 26/01/2012
En cette quatrième semaine de janvier, nous avons affaire à la plus grande densité de films qui sortent sur les écrans depuis le début de l'année, la marathon cinématographique 2012 est ainsi lancé!!! Nous pouvons ainsi citer sept films susceptibles de nous intéresser, et non pas huit car nous eliminons d'emblé le "nanard" de la semaine, la nouvelle collaboration Dugan-Sandler ("Rien que pour vos cheveux") qui ici se fourvoie dans la laideur et la nullité totale!
Nous pouvons séparer en deux catégories les nouveautés de la semaine, d'un côté les films grands pubics et populaires, qui sont aux nombre de trois: "The Descendants", "Sherlock Holmes: Jeu d'ombres" et "Café de Flore", à eux trois ils sont sur plus de 1000 copies, et de l'autre, quatre films français, de factures plus exigeantes, dans la catégorie film d'auteur: "Sport de filles", "La Folie Almayer", "Les Chants des Mandrin" et "L'Oiseau" qui à eux 4 atteignent difficilement les 160 copies! Ajoutons à ces films une ressortie exceptionelle d'un des films évenements de 2011, jai nommé "The Artist"! Après avoir décroché trois Golden Globes, le film de Michel Hazanavicius sera nominé 10 fois aux prochains Oscars (record pour un film français!), grace notamment au travail de l'ombre, au lobbying du puissant et influent distributeur américain Harvey Weinstein, qui a choisi "The Artist" comme son "cheval" pour la course aux statuettes dorées! Vous retrouverez ainsi le film dans 300 salles avec comme ambition de dépasser la barre des 2 millions de spectateurs, pari qui parait jouable et mérité. (afficher/masquer la suite)
Lors des Oscars, "The Artist" sera notamment en compétition avec le nouveau film d'Alexander Payne, "The Descendants"; s'ajoutera alors le match Jean Dujardin-Georges Clooney pour décrocher la statuette du meilleur acteur de l'année, Brad Pitt tentera de leur dérober mais signalons trois oublis majeurs dans cette prestigieuse catégorie: Leonardo DiCaprio-Michael Fassbender-Ryan Goslling, afin de nous consoler disons que cela fera des concurrents en moins pour notre Dujardin national!
Un des films qui cette semaine va nous intéresser est donc "The Descendants", troisième films de Payne, après "Monsieur Schmidt" et "Sideways", le réalisateur continue d'explorer la comedie dramatique au ton doux-amer. On y retrouve un personnage masculin qui, à un moment clé de sa vie, dramatique ce coup-ci, va faire le point sur celle-ci, se remettre en question, alors que son petit monde vacille. Après la Californie de "Sideways", sa route de vin, Payne dépeint ici Hawaï, île faussement idyllique, non exempt de malheurs pour ses habitants. Le film fonctionne par la grace de l'ensemble de ses interprètes, avec notamment d'excellents seconds roles, avec Clooney en tête, convaincant dans un rôle tragico-décalé de père paumé, sans être dans l'excès, le surjeu. L'autre atout du film est son écriture, son ton; en effet la gravité est désamorçée par la légèreté, la délicatesse, du propos, il trouve son équilibre est réussi alors à nous toucher, nous émouvoir mais sans nous tirer des larmes. Tout le savoir du cinéma américain faussement indépendant mais sacrément juste est à l'oeuvre ici.
Dans la famille blockbuster, film à grand spectacle et sans temps mort, arrive sur nos écrans "Sherlock Holmes: Jeu d'ombres", suite menée tambour-battant par le trio anglo-saxon le plus survolté du moment: Guy Ritchie à la réalisation-Robert Downey Jr et Jude Law dans les rôles principaux. C'est toujours aussi trépidant, drôle, spectaculaire, plein de rebondissement, alors surtout ne boudez pas votre plaisir, foncez rejoindre l'univers déjanté du plus célèbre des détectives privés!
Dernière grosse sortie de la semaine, "Café de Flore" de Jean-Marc Vallée, rémarqué en 2006 avec "C.R.A.Z.Y" qui emballa et toucha nombre de spectateurs. Il revient fort avec un film ambitieux, qui doit beaucoup à la remarquable interprétation de Vanessa Paradis en mère-courage, mais se heurte à une constructon alambiquée et des propos qui confinent à une forme de mysticisme fumeux et prétentieux. Le film en devient donc agaçant même si Vallée réussit par moments à nous toucher. A vous den juger maintenant!
Entrons dans la catégorie "auteur" avec quatre films, ceux de Patricia Mazuy, Chantal Akerman, Rabah Ameur-Zaïmeche et Yves Caumon. Avec "Sport de Filles", vous entrerez dans l'univers des sports équestres et plus particulièrement du dressage, mais la réussite du film est de transcender son sujet pour en faire un film universel (sur le pouvoir, la séduction, l'argent, la domination...) avec un magnifique portrait de femme. Après Bonnaire et Huppert dans ses précédents films, c'est Marine Hands qui reprend ici le flambeau, elle confirme alors tout son talent, avec une énergie et une rage incroyable.
Chantal Akerman, grande figure de la modernité cinématographique, entre fiction et documentaire, revient fort avec "La Folie Almayer", adapté du premier roman de Joseph Conrad (c'est à lui que l'on doit "Au coeurs des ténèbres", adapté par Coppola avec comme titre "Apocalypse Now). On reste dans l'univers de la jungle, quelque part en Asie du Sud-Est, elle filme la moiteur, le désir, la passion...le film est formellement magnifique, maîtrisé, avec de majestueux mouvements de caméras, un travail sur les plans et le son remarquable. C'est un film "difficile", pour lequel il faut se laisser hypnotiser, par son rythme, ses sons, sa torpeur,son lyrisme, au risque d'un certain ennui, d'une sécheresse narrative qui peut s'avèrer rédhibitoire pour nombre de spectateurs.
Autre curiosité, "Les Chants de Mandrin", d'un cinéaste peu connu du grand public, Rabah Ameur-Zaïmeche mais qui mérite de l'être! Il produit, écrit, réalise et joue dans ses films, rapidement, il s'est fait remarquer par les critiques et cinéphiles avec trois films: "Wesh, Wesh, qu'est ce qui se passe", "Bled Number On" et "Dernier Maquis". Son cinéma, à l'image d'Akerman, se partage entre la puissance du documentaire, sa force du réel et de très beaux gestes de mise en scène, des audaces formelles, mais dans une certaine économie de moyens. Parler de films intelligents n'est pas usurpé pour ce cinéaste politique, mais sans qu'il en impose une idéologie, il le fait en montrant un certain état du monde, tout en douceur, sans démonstrativité. Il nous propose ici sont premier film historique, sans pour autant dénigrer son cinéma, avec modestie, peu de moyens, sans enlever la force et la pertinence de son propos. Surtout n'hésitez pas à découvrir ce cinéaste et son très beau film qui fait écho à notre difficile époque.
Finissons avec un film modeste aussi à sa façon, "L'Oiseau" d'Yves Caumon avec la toujours impeccable Sandrine Kiberlain. C'est un fil délcat et sensible, qui ne tient sur pas grand chose mais n'est pas dénué d'intérêt. Une femme envahie par le chagrin va retrouver le sourire au contact d'un oiseau s'invitant dans son appartement. Le film tient par la performance de Kiberlain, au jeu très subtil et sensible; ce film mineur risque de vous serrer le coeur, laissez vous donc emporter par sa jolie petite mélodie.
Bonne semaine de cinéma!!!
Loïc Arnaud.
Millénium: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
La Femme qui voulait aimer un homme.
par Loïc Arnaud
Cela faisait quelques années déjà que nous avions des échos de l’intérêt que Fincher portait à une adaptation du "Millenium" de Stieg Larsson, véritable phénomène littéraire depuis sa première parution en 2005.
Après l'aventure "Benjamin Button" il préféra se concentrer sur un autre projet, ce qui lui permit de nous offrir le magnifique "The Social Network", nous lui en sommes gré!
Ainsi, en choisissant d'adapter le premier des romans de la trilogie reine du polar actuel, Fincher retourne à ses premiers amours: le polar noir, avec psychopathes et ambiances glauques au rendez-vous, seize ans après le choc que produisit "Seven".
Premier point commun avec "Seven": le générique, véritable morceau de bravoure technologique et graphique, plus qu'une simple...
Autres critiques de la rédaction sur le film :
Trust : Les retombées du mal.
par Juliette Kubik
Turn me on ! : "Pikke-Alma"!
par Loïc Arnaud
J. Edgar : Paranoïd Activity.
par Loïc Arnaud
The Darkest Hour : Invasion Moscou
par Sébastien Fournier
Dans la tourmente : Tourmente dans les calanques
par Etienne Bouche
La Colline aux coquelicots : Petite histoire d'amour entre amis.
par Hélène Dautancourt
Anonymous : Le Blockbuster qui n’en était pas un
par Gabriel Carton
Une Vie meilleure : Qui perd gagne ?
par Audrey Jeamart
Take Shelter : L'aventure intérieure.
par Gael de Sitter
Take Shelter : Paranoïa stories.
par Sébastien Fournier
Malveillance : Le blues du concierge.
par Gabriel Carton
A Dangerous Method : Jeux intimes interdits
par Audrey Jeamart
Mission: Impossible - Protocole fantôme : Un plaisir renouvelé.
par Gael de Sitter
Hugo Cabret : Un voyage dans le temps.
par Christian Szafraniak
Des Vents contraires : Emotions familières.
par Hélène Dautancourt
12ème Festival
Festival International du Film d'Arras
du 4 au 13 Novembre
Festival d'Arras 2011 : nos deux immenses coups de cœur.
par Gael de Sitter
Quel est le meilleur film du Festival ? Quel est ou sont les films qui restent ? La question paraît toujours un peu frivole ou absurde lorsqu'on a simplement quelques heures de recul pour la réflexion. De nombreux spectateurs, des plus jeunes aux plus âgés, ont pourtant joué le jeu, jusqu'à la torture pour certains, ou peaufinant leur top comme un vrai théorème. Il y a quelque chose de magique dans l'idée de refermer plusieurs jours de Festival en quelques lignes, en une petite formule qui pourrait résumer le plus simplement possible des heures de visions et des dizaines de films.
Et pourtant, des noms s'imposent. Le premier, Cracks in the Shell , à prononcer lentement en faisant rebondir la langue deux fois sur le palet comme dans « Lo-li-ta ». Ce deuxième film de Christian Schwochow,...
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Du 7 au 14 février, la 23ème édition du Festival Travelling de Rennes Métropole sera dédiée au cinéma belge.
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Marc Marronnier, critique littéraire le jour et chroniqueur mondain la nuit, vient de divorcer d'Anne. Il est sûr à...
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Annie, Jean, Claude, Albert et Jeanne sont liés par une solide amitié depuis plus de 40 ans. Alors quand la mémoire...
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