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Dimanche - 03:00 |
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Dimanche - 05:40 |
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Dimanche - 13:20 |
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Dimanche - 16:25 |
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Dimanche - 17:35 |
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Dimanche - 20:35 |
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Dimanche - 20:40 |
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Dimanche - 20:45 |
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Cosmopolis
History in a limo.
par Camille Moreau
En moins de six mois, David Cronenberg nous a livré deux films majeurs : après « A Dangerous Method » voici « Cosmopolis », sélectionné à Cannes dans la sélection officielle. Ce nouvel opus du canadien, qui depuis « Spider » ne cesse pas de se réinventer, est celui du cinéaste de la mutation et de l'hybridation (« La Mouche », « Videodrome »), du double en tant qu'être ou en tant que monde (« Faux-Semblants », « eXistenz ») et des effets de l'esprit sur le corps (« Spider », « A Dangerous Method »), David Cronenberg adapte le roman de Don DeLillo publié en 2003, et qui a la fameuse réputation d'être difficile à réaliser. Tout autant l'étaient « Le Festin Nu » de William S. Burroughs et « Crash » de J. G. Ballard, et ça ne l'a pas empêché de gagner un prix pour « Crash » à ce même festival...
Cannes 2012 : La déception.
Après une édition 2011 exceptionnelle nous exprimions la semaine dernière, via cet éditorial, nos attentes, nos désirs de films propres à nous emballer, nous faire chavirer, nous émouvoir, nous troubler… et le démarrage, avec les films de Wes Anderson et de Jacques Audiard, laissait augurer d'une compétition excitante.
Sur le papier, la sélection de Thierry Fremaux et ses collaborateurs était alléchante, et après 8 jours de compétitions, c'est la déception qui prime. Il n'y que 4 films sur 17 (arrêté au jeudi soir) qui font à peu près l'unanimité chez les critiques : « De Rouille et d'os », « Amour » d' Haneke , « In Another country » de Hong Sangsoo et « Holy Motors » du revenant Carax. Il y aurait ainsi deux premiers constats à faire : d'un côté les habitués, les « maîtres » ne sont pas à la hauteur de leurs réputations, et ici nous parlons d'Alain Resnais, d'Abbas Kiarostami, de Ken Loach. Il ne s'agit pas de dire que ce sont de mauvais films et d'ailleurs ils ne font pas l'unanimité contre eux, il y a toujours un style, une patte identifiable, un savoir-faire indéniable qui séduit certains, mais il est légitime d'attendre plus de ces grands réalisateurs. Ils ont le droit d'être en petite forme et de ne pas être à la hauteur des attentes placées en eux, confirmations peut-être d'une année de cinéma poussive et moyennement inspirée…
De l'autre, les plus jeunes et moins confirmés réalisateurs, en qui de gros espoirs étaient placés, ont fortement déçus, avec en tête les anglo-saxons : Hillcoat pour « Lawless », Dominik pour « Killing them softly », Daniels pour «The Paperboy » et ajoutons Salles le brésilien pour l'adaptation du mythique livre « Sur la route ». Ce ne sont pas non plus des navets et peut-être seront-ils mieux perçus lors de leurs sorties mais à Cannes, cette « coupe du monde du cinéma », nous attendons plus des films présents en compétition officielle, que du déjà-vu, du paresseux ou de l'illustratif, des œuvres fortes, qui marquent, qui imprègnent la rétine, voila le désir de tous grands films de festivals ! (afficher/masquer la suite)
Quant à l'égyptien Nasrallah, l'italien Garrone, l'allemand Seidl, le mexicain Reygadas ou le danois Vinterberg, là c'est la consternation et la question qui tue : « mais que font ces films en compét officielle ? ». Soit tout simplement mauvais, soit manichéen, abscons ou prétentieux, c'est en quelque sorte le reflet de ce qui à de plus agaçant dans l'appellation « films d'auteurs » ! Et donc ce n'est pas la meilleure façon de réconcilier les allergiques à ce type de cinéma. Reste à voir deux films très attendus et que nous souhaitons vivement réussis car ils sont l'œuvre de deux cinéastes que nous aimons tout particulièrement à Cinémotions, un « ancien » et un « jeune » : Cronenberg pour « Cosmopolis » (les critiques ont vite arriver) et « Mud » de Jeff Nichols.
Le paradoxe, et ce n'est pas nouveau, est que les films les plus réussis et épatants sont principalement dans les sections parallèles et à « Un Certain Regard » et à « La Quinzaine des réalisateurs ». La « claque » revenant au nouveau film du réalisateur belge Joachim Lafosse, « A perdre la raison », avec un film d'une grande intensité, porté par une fantastique Emilie Dequenne (« Rosetta » c'était elle). Tout le monde se demande alors pourquoi ce film si fort n'a pas eu la chance d'être dans la cour des grands… Citons deux autres bons films d' « Un Certain Regard » : « Laurence Anyways » du prometteur Xavier Dolan, même si a le don d'agacer par ses effets de mise en scène, reconnaissons lui beaucoup de talent pour raconter cette longue (+ de 2h30 tout de même !) vibrante et émouvante histoire. Il y aussi le film de Trapero « Elephant Blanc » qui confirme tout le bien que nous pensons du metteur en scène argentin, avec toujours un acteur belge dans le rôle principal (ils sont forts quand même nos voisins !) Jérémie Renier.
Du côte de la Quinzaine pas loin de quatre films ont attiré l'attention : le film de Gondry « the We and the I », immersion passionnante avec des « kids » du Bronx - « No » du chilien Pablo Larrain, à qui ont doit déjà « Tony Manero » et « Santiago 73 », film intelligent et drôle à la fois qui a emballé nombres de spectateurs cannois – « Alyah » d'Elie Wajeman, premier film français intense, à la James Gray dirons-nous (le poids de la religion, de la famille, trafic de drogue…), avec un superbe trio d'acteurs : Pio Marmaï, Adèle Haenel et le réalisateur Cedric Kahn, épatante surprise de ce casting – Citons enfin « Rengaine » de Rachid Djaïdani, film fort et dérangeant sur le racisme, le confrontations communautaires et religieuses, voila un jeune réal de 25 ans à suivre !
Entre la pluie et la déception qui l'emporte sur l'exaltation, vous aurez compris que ce n'est pas le Festival que l'on attendait mais il est difficile d'avoir chaque année un grand cru, l'exception n'est pas la norme, pas plus à Cannes qu'ailleurs. Au diapason de ce qui sort depuis le début d'année dans nos salles, ce sont les premiers films ou ceux de jeunes réalisateurs qui nous emballent, alors soyons optimistes et disons nous que même si les « grands », les « maîtres » sont peu inspirés ou fatigués, il est de bonne augure de voir arriver tous ces jeunes talents sur la planète cinéma, le futur leur appartient !
Bonne semaine de cinéma et retrouvez-nous avec les critiques qui arrivent, en tête cette semaine « Cosmopolis », « Sur la route » et le retour des « Men in Black » !
Loïc Arnaud.
Men in Black 3 : De la (mauvaise) suite dans les idées.
par Sébastien Fournier
Sur la route : Hit The Road, Jack!
par Matthieu Le Scornec
De rouille et d'os : De sang et de larmes.
par Loïc Arnaud
Moonrise Kingdom : Un cinéma du regard.
par Sébastien Fournier
Dark Shadows : Une renaissance.
par Gabriel Carton
Chroniques sexuelles d'une famille d'aujourd'hui : Une éducation sexuelle.
par Loïc Arnaud
The Theatre Bizarre : Original, organique… orgasmique ?
par Gabriel Carton
La Cabane dans les bois : Souriez, vous êtes filmés!
par Sébastien Fournier
Miss Bala : Requiem pour un pays.
par Loïc Arnaud
Barbara : Faites le mur!
par Etienne Bouche
Walk Away Renée : Fire walk away with me
par Gael De Sitter
Babycall : "Je vois des choses qui ne sont pas réelles".
par Matthieu Le Scornec
Avengers : L'équilibre fait la force.
par Sébastien Fournier
Tyrannosaur : Manimal.
par Loïc Arnaud
Les Vieux chats : Chili con gatos.
par Camille Moreau
19ème Festival
Festival du film Fantastique de Gérardmer
du 25 au 29 Janvier
Gérardmer 2012 : un bon cru
par Audrey Jeamart
Gérardmer. Ses sapins, ses chalets, son festival. Me voici donc partie pour la 19ème édition de ce festival du film fantastique créé en 1994 pour reprendre la suite de celui d'Avoriaz. Frissons, hémoglobine et inquiétante étrangeté furent-ils comme promis de la partie ? Chaussez vos après-skis et suivez-nous sur les pistes du festival !
Dès l'arrivée en voiture, le ton est donné. Une route en lacet bordée de sapins, et on a l'impression de grimper droit vers l'Overlook Hotel de Shining ! Brrrr. Pour se réchauffer, on file à l'Espace Lac, la salle principale du festival, pour la soirée d'ouverture et la projection du nouveau Coppola, rien que ça ! Baptisé Twixt, il met en scène Hall Baltimore (Val Kilmer), un écrivain de seconde zone spécialisé dans les histoires de sorcières, venu...
Vos rendez-vous Festivals :
Semaine du 16 au 22 Mai
Ça commence dans le Nord.
Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C'est son fils, il le connaît à peine. Sans...
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