Días de gracia
: L'histoire
Mexico City.
2002, 2006, 2010.
Un flic. Un otage. Une épouse.
La corruption, la violence, la vengeance.
Trois destins, pendant 30 jours, durant trois Coupes du Monde de football.
Trois façons de se battre pour survivre...
Días de gracia
: Plus d'infos
Note d'intention
La Coupe du Monde de football a lieu tous les 4 ans, pendant un mois. Durant ces 30 jours, tout le monde suit les matchs. Les criminels et les policiers aussi. Même au Mexique...
Au Mexique, tout est incertain, instable. J'ai voulu mettre cette instabilité au centre du film.Quand on vit dans un lieu où on est quotidiennement confronté au crime, on en porte la trace, comme une cicatrice. Ce film est ma cicatrice. Il rassemble toutes les histoires qu'on m'a racontées. J'ai un immense amour pour mon pays. J'ai aussi une peur immense de la violence qui se répand dans tout Mexico. J'aimerais tant que le pays guérisse de tout ça...
J'ai passé quatre ans à enquêter sur la criminalité à Mexico, sur la façon dont des vies sont bouleversées par cette violence. Ce n'est pas une question de bons et de méchants, c'est plutôt une gamme d'émotions qui inclut l'amour, la haine, le meurtre, le suicide, l'amitié, la trahison, la loyauté. On fait des choix. Des choix qui sont bons au départ peuvent devenir mauvais à l'arrivée. Des gens qui sont merveilleux au départ peuvent devenir diaboliques à l'arrivée. Parfois, le héros devient le méchant. C'est ce basculement qui m'intéresse. Qu'est-ce qui pousse à franchir la ligne ? De quels côtés sont les victimes ? La violence engendre-t-elle toujours la violence ? Le chagrin peut-il conduire à une forme de grâce ? J'ai mis toutes ces interrogations dans mon film.
Everardo Gout