La vie cocasse et tragique de plusieurs habitants d'un bidonville situé aux portes de Tokyo. Rokuchan, débile mental, conduit un tramway imaginaire ; une orpheline est violée par un oncle abusif ; un aveugle retrouve sa femme qui l'avait abandonné mais il refuse de lui parler ; un enfant et son père bâtissent un palais idéal. Un choeur de ménagères commente les événements.
Dodes'kaden
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« Dans le bidonville de Dodes'kaden, il y a la rencontre furtive de deux personnages. L'enfant-Dodes'kaden et sa locomotive imaginaire manquent d'écraser un peintre du dimanche qui a posé son chevalet trop près des rails
invisibles. Ce gag est la meilleure introduction au cinéma de Kurosawa, emboîtement impossible d'espaces divers, où le spectateur doit renoncer à juger : qui, de l'enfant ou du peintre misérabiliste est le plus “ fou “ ? Car cette misère, l'un ne la voit plus (il ne voit plus que la locomotive, les rails absents, son regard est tourné vers l'intérieur) et l'autre la regarde trop (le bidonville est devenu un objet esthétique). »
Serge Daney, Les Cahiers du cinéma
Dodes'kaden est le cri d'alarme lancé par un metteur en scène de soixante ans qui ne se fait plus aucune illusion.