Charles Lepicard, pour rembourser sa dette à l'égard d'un ancien proxénète, Éric Masson, lui propose, de lui concocter un gros coup de fausse monnaie. Mais le seul qui puisse mener à bien l'opération est Ferdinand Maréchal, dit «Le Dabe». Mais ce dernier s'est retiré des affaires et élève des chevaux à Caracas. « Le Dabe « se montre d'abord réticent mais fi nit par accepter et débarque à Paris, après quinze ans d'absence.
Dès l'atterrissage, « Le Dabe « est filé par deux policiers qu'il sème à l'hippodrome de Vincennes. Arrivé chez Charles Lepicard, il expose ses exigences. Il s'oppose d'abord à ce que le graveur des fausses coupures, Robert Mideau, soit un «cave», un type qui n'appartient pas au milieu et qu'on leure. Mais il change très vite d'avis, lorsqu'il constate que ce dernier est un orfèvre dans ce domaine. Il donne l'ordre de trouver une imprimerie à vendre, seul lieu où il est possible de faire fonctionner des machines sans éveiller de soupçons. Le plan doit se dérouler selon un horaire parfaitement programmé Maréchal récupère le papier nécessaire auprès de Madame Pauline, sa vieille amie. Robert Mideau, le « cave «, se met au travail et doit tout finir dans la journée. Car, le soir même, toutes les machines doivent être démontées les machines. Le but de l'opération est d'imprimer, en un temps record, l'équivalent d'un milliard d'anciens francs en florins hollandais. Dans son rutilant pied à terre, Éric Masson vit le grand amour avec sa maîtresse Solange, qui n'est autre que l'épouse de Robert, le « Cave «. Masson manigance un plan qui lui permettra, à la fois, de se débarrasser du mari gênant et de doubler Maréchal. Mais le cave se rebiffe... Lorsque Maréchal, Masson et Lepicard viennent récupérer les florins, Robert Mideau a disparu. Il est déjà à l'aéroport, en partance pour Caracas, dans le même avion que... Maréchal !
Le Cave se rebiffe
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"Maurice Biraud était jusqu'alors connu comme animateur de radio. Il tourna, cette même année 1961, Un taxi pour Tobrouk de Denys de La Patellière. Ces deux films, dialogués par Michel Audiard, donnèrent à Maurice Biraud ses galons de vedette de cinéma. Ce dernier tournera à nouveau, avec Jean Gabin, Mélodie en sous-sol et Le gentleman d'Epsom. Tout comme Les tontons flingueurs ou La métamorphose des cloportes, autres fleurons des comédies policières en noir et blanc des années 60, « Le cave se rebiffe », le film de Gilles Grangier (réalisateur fidèle à Gabin), est devenu un classique « culte »... En grande partie grâce aux répliques cinglantes et inoubliables de Michel Audiard, qui était le dialoguiste attitré des films tournés par Jean Gabin au cours de cette période. Le film est, aujourd'hui, présenté en version colorisée. Mais, même en noir et blanc, « Le cave se rebiffe » n'a pas pris une ride et fait, plus que jamais, mouche à tout coup."
M6.