Catherine Barton vit à New-York ; elle est éditrice. La santé préoccupante de son père la ramène momentanément dans la petite ville de province où elle a grandit. Ce retour aux sources va quelque peu perturber sa carrière et sa vie.
Agé, veuf et très indépendant, monsieur Barton habite une paisible petite ville des Etats-Unis. Régulièrement il se rend à la poste pour envoyer des colis à son fils Richard, soldat au Vietnam. La chose pourrait passer pour anodine si Richard n'était pas mort durant cette guerre qui n'est plus qu'un lointain souvenir. Informée de l'étrange conduite de son père, Catherine Barton quitte New-York pour se rendre auprès du vieil homme. Elle découvre que depuis le décès de sa femme, survenu un an plus tôt, il a doucement perdu contact avec la réalité et le temps. Négligeant sa santé, prenant trop de somnifères, il s'enferme dans le passé et agit comme si son fils était encore vivant et ses filles, Meg et Catherine, toujours adolescentes. Contrairement à Catherine, Meg avec mari et enfants est restée dans la petite bourgade natale et consacre chaque samedi à son père. Pourtant Catherine comprend qu'en dépit des visites de Meg de la surveillance de la bonne madame Pauly et de l'attention du nouveau médecin, elle est la seule à pouvoir aider au bon rétablissement de son père. Elle décide donc de s'installer avec lui dans la maison familiale et, pendant quelque temps, exerce son métier d'éditrice à distance. Bientôt, à la faveur de cette vie calme qu'elle avait choisie d'abandonner pour l'atmosphère trépidante d'une grande ville et grâce aux conversations avec son père et sa sour, l'éditrice new-yorkaise renoue avec son propre passé. Cette vie là semble avoir du bon et monsieur Barton va de mieux en mieux. Aussi, lorsque son patron lui offre une promotion, Catherine hésite. Une partie d'elle-même voudrait rentrer à New-York, l'autre aimerait rester. Dilemme.