CinEmotions
Cinéma, Séries TV, DVD & VOD
52 293 films, séries...  728 660 personnalités
Identifiants oubliés ?
Inscrivez-vous !
rechercher
The Last Face - retour à la page d'accueil
2016 - Etats-Unis - 2h11
 
CinEmotions
Pas encore noté
Membres
Pas encore noté
 
 
Sortie France
11
JAN
2017
 
The Last Face MARS DISTRIBUTION The Last Face MARS DISTRIBUTION The Last Face MARS DISTRIBUTION The Last Face MARS DISTRIBUTION
The Last Face MARS DISTRIBUTION The Last Face MARS DISTRIBUTION The Last Face MARS DISTRIBUTION The Last Face MARS DISTRIBUTION
The Last Face : Notes de production

DÉCORS ET COSTUMES

3 Janvier 2017 - 126 lectures
Se déroulant sur 13 ans, le récit commence avec la crise actuelle que traverse le Soudan : au début du film, nous sommes au QG d’une mission de l’ONU où, pour la première fois de son histoire, l’organisation a autorisé un camp de déplacés internes à s’installer sur sa base. Puis, un flashback nous ramène aux guerres civiles du Sierra Leone et du Libéria en 2003 au cours desquelles Miguel et Wren font connaissance et tombent amoureux. Bientôt, ces images se mêlent à l’époque contemporaine : Wren travaille désormais au siège de l’ONU à Genève où l’histoire d’amour entre elle et Miguel rebondit…

« Étant donné que l’histoire se déroule sur plusieurs années – et en raison des missions spécifiques des travailleurs humanitaires qui les conduisent dans plusieurs endroits –, le film ne pouvait pas se focaliser sur une seule crise, ou sur un seul pays, voire sur une seule région d’Afrique », indique Bill Pohlad.
« Sean voulait dépeindre une réalité dans laquelle on peut plonger immédiatement, et des événements d’une actualité brûlante, si bien qu’au moment des repérages, on s’est intéressé de près à ce qui se passait à Makala et au Soudan du Sud, explique Laws, et Sean et le chef-opérateur Barry Ackroyd se sont rendus au Soudan du Sud pour s’imprégner des lieux et rencontrer les habitants, pendant que la guerre faisait rage. »

Pour bien comprendre le désir du réalisateur d’obtenir un équilibre entre les scènes d’intimité des deux protagonistes et le climat de chaos et de terreur dans lequel ils évoluent, Laws précise : « Sean a le regard d’un peintre : il s’intéresse surtout à l’atmosphère, à l’énergie et au rythme de progression du récit. De mon côté, il était crucial de créer des décors à 360 degrés où il pouvait pousser son sens du détail et susciter des moments forts et intimes. Du coup, on a vraiment travaillé de manière très étroite avec Barry Ackroyd pour permettre à Sean de se concentrer sur le jeu des acteurs. »
Pour la production, c’était une gageure logistique et financière de mettre en scène cet ample récit qui se déroule dans quatre pays, le Sierra Leone, le Libéria, le Soudan du Sud et l’Afrique du Sud – plus précisément au Cap où est née Wren. « D’un strict point de vue de production, c’était assez terrifiant, souligne Laws. C’était troublant de se dire qu’on devait déployer le tournage dans plusieurs pays, et qu’il est tout simplement impossible de tourner dans la plupart d’entre eux sur un plan pratique. »

Grâce à son expérience de tournage en Afrique du Sud, Kuyper était convaincu qu’outre la pluralité des magnifiques paysages, la très grande compétence des techniciens et des prestataires de service du pays permettait de répondre aux exigences de THE LAST FACE.
Laws ajoute qu’en raison de la diversité des sites sud-africains, à même de représenter les différents décors du film, la production s’est évitée de se déplacer aux quatre coins du monde. « C’était un grand soulagement pour nous, note-t-il. En outre, l’Afrique du Sud est très accueillante à l’égard des équipes de tournage. »

Pendant trois mois, la production a donc tourné en décors naturels à travers le pays. La province du Cap-Nord, autour d’Upington et Pella, a campé le désert du Soudan du Sud : dans cette région enclavée, à la frontière avec la Namibie, la teinte rougeâtre du sol est spécifique à ce paysage aride et spectaculaire. « Sean était très précis s’agissant des décors, si bien qu’on devait parfois trouver plusieurs styles pour un même lieu », ajoute Kuyper.
Laws reprend : « Notre décor à Pella représente un village du Soudan du Sud qui a subi un assaut : il y avait là des formations rocheuses très particulières qui nous ont permis de construire des habitations troglodytes dans les murs. C’est un lieu un peu surnaturel qui témoigne d’une autre forme de désespoir propre à ce contexte et à ce conflit. »

Plus au sud, dans la province de KwaZulu-Natal (grande comme la Suisse) dans la Vallée de Mzamba, la production a trouvé les paysages qu’il lui fallait pour camper le Sierra Leone et le Libéria : la jungle, la zone frontalière et le gigantesque camp des Déplacés Internes qui servent d’arrière-plan à une bonne partie de l’intrigue. En raison d’exigences logistiques, la production avait besoin d’un terrain étendu pour y installer le camp, à proximité immédiate d’une jungle tropicale : pour fuir le Libéria ravagé par la guerre, les réfugiés sont en effet contraints de se cacher au coeur de cette forêt inhospitalière, puis débouchent à la zone frontalière et tombent sur le gigantesque camp où s’est massée une partie importante de la population. « Pour nous, c’était très important d’avoir déniché cet environnement, signale le chef-décorateur. Il fallait qu’il soit luxuriant, crédible et spacieux pour y construire l’immense camp de réfugiés et donner ainsi au spectateur le sentiment de l’ampleur du phénomène. »

L’arrivée des réfugiés dans le camp, où ceux-ci prennent conscience du nombre stupéfiant de personnes déplacées, était un moment-clé du récit. Pour évoquer avec réalisme la manière dont les réfugiés se sont construits un habitat dans ce camp surpeuplé, Laws et son équipe ont construit les tentes de A à Z, s’astreignant à n’utiliser que les matériaux accessibles à ces milliers de gens partis de chez eux sans rien. « Tout ce que nous avons bâti est le fruit des ressources trouvées sur place, explique le chef-décorateur. Nous avons ainsi recyclé des morceaux de plastique et de métal, car on est parti du principe qu’on ne devait employer que les matériaux à notre disposition. Il y a une différence entre les décors qui sont au premier plan et ceux qui sont en arrière-plan. »

« La dimension du camp qui s’étend sur quelques kilomètres était fondamentale, non seulement sur le plan de la mise en scène, mais aussi pour que les figurants et le spectateur aient le sentiment de se retrouver dans un endroit à part, capable d’accueillir jusqu’à 25 000 personnes. »
Afin de satisfaire aux exigences de réalisme de Sean Penn, le directeur de casting figuration J.P. van der Merwe s’est lancé dans une vaste recherche à l’échelle du pays pour dénicher d’authentiques Sud-Soudanais et Libériens. « Sean tenait à ce que l’allure et le dialecte des figurants correspondent à la réalité de ces régions », indique van der Merwe qui a repéré une importante communauté libérienne vivant à deux heures de route de la Vallée de Mzamba. Pour les Libériens en quête d’un nouveau foyer, la ville de Durban, dans la région de KwaZulu-Natal correspondait parfaitement aux besoins du tournage en raison de sa proximité avec le climat tropical du Libéria.

L’obsession du réalisateur pour le naturalisme a poussé van der Merwe à mener des repérages de figurants quasi quotidiennement. Ces derniers ont joué un rôle déterminant dans le récit, si bien que certains d’entre eux ont décroché des rôles dialogués. Pour les scènes les plus spectaculaires, comme celle du camp de réfugiés, plus d’un millier de figurants ont été mobilisés sur un total de 8500 utilisés dans le film.
« Dès lors que les figurants ont débarqué sur le plateau, cela a donné plus de substance au film et a contribué à créer un environnement très réaliste pour les acteurs, signale Laws. Au bout de quelques jours de tournage, les figurants ont commencé à se sentir à l’aise et à se comporter avec beaucoup de naturel. C’était totalement spontané et il fallait absolument mettre ça en boîte. »
Le chef-décorateur poursuit : « Sur le plan de la création des décors, l’ambition du film était stupéfiante, mais pour tous ceux qui ont participé au tournage – pour moi-même et mon équipe qui a construit les abris –, il fallait surtout comprendre précisément comment cet univers était constitué. »

Bill Pohlad ajoute : « Qu’il s’agisse du camp de réfugiés ou des autres décors évocateurs où nous avons tourné, Sean est là pour y apporter sa connaissance du terrain. Étant donné qu’il s’est occupé d’un camp de 60 000 réfugiés en Haïti à travers JP/RHO, cela n’a pas de secret pour lui. Il sent instinctivement ce qui est crédible et ce qui ne l’est pas. »

« Travailler avec Sean est intéressant car on se retrouve à tourner un film sur des questions humanitaires très graves, ancrées dans le monde actuel, intervient Kuyper, et il ne faut pas croire que ce soit simple à transposer dans un film. Il s’y prend avec beaucoup de talent et s’y investit corps et âme. Mais après le tournage, Sean poursuit son travail humanitaire. Un soir par exemple, lorsqu’on a commencé à entendre parler du virus Ebola aux infos, j’ai trouvé Sean, après une longue journée de tournage en pleine nature, au téléphone avec le président du Libéria : il envisageait de rendre visite aux victimes et de donner des fonds à une cellule de crise de l’hôpital JFK de Monrovia. Et il voulait faire ça dans son temps libre ! »

La chef-costumière Diana Cilliers évoque, elle aussi, l’attachement du cinéaste au réalisme : « Sean nous a donné des consignes très détaillées sur l’époque, la palette de couleurs et les tenues vestimentaires, insistant sur les différences culturelles entre les régions d’Afrique, indique-t-elle. Le Sierra Leone est luxuriant et le tissu batik y est très répandu. À l’inverse, au Soudan du Sud, les teintes sont plus délavées et on a donc opté pour des tenues aux tissus drapés et aux couleurs chatoyantes pour les femmes. Quant au Libéria, le style y est plus américanisé : les couleurs sont plus vives et les vêtements ont des motifs plus abondants. »

Pour ce qui concerne les comédiens principaux, Diana Cilliers confie qu’elle a privilégié pragmatisme et réalisme. « On a réellement fait en sorte que les personnages soient crédibles, dit-elle. Cela passait par les tissus, les chaussures et autres accessoires qu’un travailleur humanitaire est censé porter dans de telles circonstances. Miguel ne fait pas particulièrement attention à son allure, si bien qu’on l’a habillé avec des jeans très quelconques, mais comme il s’agit du protagoniste masculin, on voulait qu’il soit élégant. Il en va de même pour Wren. »
Au total, la chef-costumière a conçu les tenues de 8000 personnes, réfugiés, travailleurs humanitaires et soldats confondus. Diana Cilliers a été fascinée par les costumes des rebelles : au cours de ses recherches, elle a découvert qu’ils portaient souvent des vêtements féminins et des perruques. « Ils pensent que ces tenues les protègent, mais elles revêtent aussi un sens profond dans leur culture : c’est un rite initiatique. Et je crois aussi qu’ils ont mis au point ces costumes et ces accessoires parce qu’ils étaient totalement shootés. »

The Last Face : autres notres de production

L’ÉLABORATION DU RÉCIT
« Quand Sean s’est engagé dans l’aventure et qu’il s’est approprié le projet, celui-ci a vraiment pris forme », note Pohlad.   lire la suite...
135 lectures
LE CHOIX DES ACTEURS
Le développement du projet n’aura duré que 13 mois au cours desquels Javier Bardem, qui faisait déjà partie de l’aventure, envisageait des comédiennes pour le rôle de Wren. En tête de la liste figurait le nom de Charlize Theron, qui est non seulement une magnifique comédienne, mais est aussi investie dans l’humanitaire puisqu’elle dirige sa propre ONG qui vient en aide aux orphelins sud-africains, dont les parents sont morts du Sida. Elle offre un parfait contrepoint, physique et émotionnel, à Javier.   lire la suite...
123 lectures
LE STYLE VISUEL
« Pour Sean, l’authenticité et le réalisme sont prépondérants, et lorsqu’on réfléchissait à notre approche de la mise en scène pendant la prépa, il a visionné d’anciens JT et des documentaires, précise Jon Kuyper. C’étaient souvent des images pénibles à regarder, mais elles décrivaient bien le monde dont parle le film. »   lire la suite...
124 lectures
UN MENEUR DE TROUPES À LA MANOEUVRE
Malgré les conditions de tournage très rudes, des températures extrêmes et un planning exténuant, la production tenait avant tout à ce que comédiens et techniciens demeurent concentrés et motivés. Grâce à la préparation intensive orchestrée par Sean Penn, sa proximité avec le sujet et ses qualités de meneur d’homme, l’équipe est restée soudée et vaillante.   lire la suite...
125 lectures
L’ESPOIR D’UN MONDE MEILLEUR
Pendant des décennies, les hommes politiques et les gouvernements corrompus se sont battus pour s’emparer de terres riches en minéraux, plongeant ainsi l’Afrique dans des guerres civiles et créant des zones de confit où l’ampleur du désastre est à présent stupéfiante.   lire la suite...
146 lectures

The Last Face : bande annonce et vidéos

Box-office Cinéma
du 8 au 14 Février
Cinquante nuances plus sombres
C'est un Christian blessé qui tente de reconquérir Anastasia. Cette dernière exige un nouveau contrat avant de lui...
1
1 618 110 entrées cinéma,
1 618 110 cumulées
Raid dingue
Johanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est d'un point de vue...
2
1 183 009 entrées cinéma,
2 651 164 cumulées
Tous en scène
Buster Moon (Matthew McConaughey récompensé aux Oscars) est un élégant koala qui dirige un grand théâtre, jadis...
3
648 423 entrées cinéma,
2 081 742 cumulées
La La Land
Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté,...
4
447 018 entrées cinéma,
1 761 104 cumulées
LEGO Batman, Le Film
Il en rêvait depuis La Grande Aventure Lego : Batman est enfin le héros de son propre film ! Mais la situation a bien...
5
346 187 entrées cinéma,
346 187 cumulées
Bientôt au Cinéma
Chez nous
Pauline, infirmière à domicile, entre Lens et Lille, s'occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien...
le 22 Février 2017 au Cinéma
John Wick 2
John Wick est forcé de sortir de sa retraite volontaire par un de ses ex-associés qui cherche à prendre le contrôle...
le 22 Février 2017 au Cinéma
Split
Kevin (James McAvoy) a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa...
le 22 Février 2017 au Cinéma
Fences
Pittsburgh, dans les années 50. Il y a bien longtemps, Troy Maxson aspirait à devenir joueur de base-ball...
le 22 Février 2017 au Cinéma
Lion
Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l'Inde qui l'emmène malgré lui...
le 22 Février 2017 au Cinéma
Si j'étais un homme
Qui n'a jamais imaginé ce que ça ferait d'être dans la peau du sexe opposé, ne serait-ce qu'une journée ? Eh bien, pas...
le 22 Février 2017 au Cinéma
Logan
Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s'occupe d'un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé...
le 1er Mars 2017 au Cinéma
T2 Trainspotting
La suite des aventures de Trainspotting, 20 ans après. Les protagonistes ont maintenant 40 ans.
le 1er Mars 2017 au Cinéma
A ceux qui nous ont offensés
Les Cutler vivent comme des hors-la-loi depuis toujours dans une des plus riches campagnes anglaises, braconnant,...
le 1er Mars 2017 au Cinéma
20th Century Women
Santa Barbara, été 1979. L'époque est marquée par la contestation et d'importants changements culturels. Dorothea...
le 1er Mars 2017 au Cinéma
Patients
D'après le roman de Grand Corps Malade. Se laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus...
le 1er Mars 2017 au Cinéma
Miss Sloane
Elizabeth Sloane est une femme d'influence brillante et sans scrupules qui opère dans les coulisses de Washington. Face...
le 8 Mars 2017 au Cinéma
Traque à Boston
Alors que la ville de Boston est sous le choc de multiples explosions, le sergent de police Tommy Saunders (Mark...
le 8 Mars 2017 au Cinéma
Les Figures de l'ombre
Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de...
le 8 Mars 2017 au Cinéma
Kong: Skull Island
Un groupe d'explorateurs plus différents les uns que les autres s'aventurent au cœur d'une île inconnue du Pacifique,...
le 8 Mars 2017 au Cinéma
De plus belle
Lucie est guérie, sa maladie est presque un lointain souvenir. Sa famille la pousse à aller de l'avant, vivre, voir du...
le 8 Mars 2017 au Cinéma
Monsieur & Madame Adelman
Lorsque Sarah rencontre Victor en 1971, elle ne sait pas encore qu'ils vont traverser ensemble 45 ans d'une vie pleine...
le 8 Mars 2017 au Cinéma
The Lost City of Z
L'histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. Percy Fawcett est un...
le 15 Mars 2017 au Cinéma

© 2004 - 2017 CinEmotions.com (1) - CinEmotions.com est une réalisation de la société Intermédiance Solutions