El Lobo
E.T.A. rappel historique
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ETA (abréviation de Euskadi ‘ta Askatasuna, Patrie basque et liberté) est une organisation terroriste séparatiste basque, armée et clandestine, d’orientation socialiste.
L’ETA veut obtenir, par la lutte armée, l’autodétermination des provinces du pays basque : Bizkaia, Alava, gipuzkoa et Nafarroa actuellement espagnoles, ainsi que de Lapurdi, Zuberoa et Behe Naffaroa actuellement françaises.
Sa création remonte au 31 juillet 1959. Elle a jouit à ses débuts d’une grande popularité, non seulement au Pays basque, mais en Espagne.
A partir de 1974, l’accroissement des attentats de plus en plus violents aboutit à la scission de l’ETA en deux branches, l’une dite ETA militaire qui privilégie le terrorisme, l’autre ETA politico-militaire qui privilégie les actions politiques, sans renoncer au terrorisme.
En 1976, les poli-milis privilégient la voie politique, subordonnant la voie terroriste à celle-ci et participent à la création de la coalition nationaliste de gauche Euskadiko Ezkerra (gauche basque).
En 1982, des pourparlers ont lieu entre le gouvernement espagnol et la coalition Euskadiko Ezkerra pour mettre fin aux violences. Une amnistie est accordée aux membres de l’ETA poursuivis ou incarcérés, en contrepartie de l’arrêt des activités terroristes. l’ETA politico-militaire s’auto-dissout cette même année.
Cependant, l’ETA militaire (désormais simplement désignée par l’ETA) considéra comme des traîtres ceux qui acceptèrent de cesser la lutte armée et fit assassiner certains de ses membres, jusque là en exil, qui rentraient au pays au bénéfice de l’amnistie.
En 1997, l’ETA commença à viser des élus basques, des intellectuels ou des policiers basques ; la crainte de voir l’action de l’ETA dégénérer en guerre civile, ainsi que la lassitude de la population devant la violence, ont érodé le support populaire à l’ETA.
Depuis 2002, le gouvernement espagnol poursuit une série d’actions contre les organisations politiques ou culturelles basques proches de l’ETA.
Les succès policiers des polices espagnoles et françaises ont profondément ébranlé l’organisation.
Répression policière efficace, baisse des résultats électoraux, étouffement des organisations satellites du nationalisme radical, l’ETA traverse après 2002 une crise profonde.
En 2005, le gouvernement espagnol à fait voter un texte acceptant le principe de négociations limitées, (ne portant pas sur l’indépendance du pays basque) en échange de l’abandon de la violence.
ETA a annoncé le 22 mars 2006 un «cessez le feu permanent» à partir du 24 mars 2006. L’organisation armée y «lance un appel aux autorités de l’Espagne et de la France pour qu’elles répondent de manière positive à cette nouvelle situation en abandonnant la répression».
Article extrait des éléments presse
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