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Mardi - 00:15 |
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James Mangold confie : « On pourrait presque dire que le personnage dominant de Identity (2002) est le motel où se trouvent piégés tous les protagonistes. Il fallait que cet endroit semble vivant tout au long du film. De la palette de couleurs à la forme des pièces, tout devait donner le sentiment de réalisme, en soulignant constamment la terreur des personnages. »
Le réalisateur poursuit : « Un environnement juste peut déclencher une réponse émotionnelle chez les acteurs. Il y a quelque chose de désespéré et d’abandonné, d’isolé chez les personnages d’ Identity (2002) Voir les acteurs rebondir, s’appuyer les uns sur les autres dans un espace confiné est fascinant. Il n’y a aucune issue, parce que l’eau et la nature cernent tout le monde dans ce cauchemar. Les personnages sont impuissants. Ressentir ce genre de claustrophobie peut conduire à l’explosion… »
Pour créer l’ambiance adéquate du motel, James Mangold a collaboré pour la deuxième fois avec le chef décorateur Mark Friedberg. Celui-ci explique : « Ma première tâche a consisté à rendre ce décor suffisamment captivant pour retenir l’attention du public pendant toute la durée du film.»
Le motel a été construit intégralement sur le plateau 27, le deuxième plus grand des studios Sony Pictures de Culver City. C’est un extérieur situé dans le désert californien, à une trentaine de kilomètres à l’est de Palmdale, qui a été utilisé pour les scènes de conduite et les plans d’introduction. Etat donné que la majorité du film se déroule la nuit au cœur d’une tempête, James Mangold et Cathy Konrad ont pensé qu’il serait plus facile de contrôler l’environnement en tournant en studio. Cela ajoute en outre au sentiment d’inconfort claustrophobique des personnages.
Mark Friedberg et son équipe ont travaillé pendant huit semaines pour construire le motel, qui occupait toute la surface du gigantesque plateau. Le décor lui-même était un chef-d’œuvre d’ingénierie. Il a été conçu et construit pour être à l’épreuve des fuites, de façon que la pluie incessante puisse s’écouler sans détruire les sols ou les murs du plateau. Un « couvre-sol » géant de caoutchouc a été posé partout sur le sol du plateau, et c’est sur ce revêtement qu’a été édifié le motel. Le sol du décor a été fabriqué en gunite, un matériau utilisé dans la construction des piscines.
Le chef décorateur précise : « Je voulais que l’eau puisse complètement envelopper, engloutir les acteurs et le cadre de l’image ».
Cathy Konrad ajoute : « La pluie agit comme une véritable barrière qui empêche les personnages de s’enfuir, et il n’a pas été évident de la rendre plausible. Il a fallu imaginer un système spécial d’installation des tubes percés recréant la pluie au-dessus du décor, qui permette le contrôle du volume et de la direction de l’eau. »
John Cusack observe : « La pluie a généré une atmosphère palpable, consistante, qui servait l’histoire. Nous nous retrouvions tôt le matin sur le plateau, cherchant du café pour nous réveiller avant le début des prises de vues, puis nous étions douchés, trempés par de l’eau froide toute la journée… Rester sur le qui-vive n’a jamais été un problème ! »
Ed, le personnage de John Cusack, est le seul à porter un imperméable de tout le film… ce qui a parfois éveillé l’envie de ses partenaires. Ray Liotta plaisante : « Comment diable se fait-il qu’Ed ait su qu’il allait pleuvoir, et que personne d’autre n’ait été au courant ? La pluie, évidemment, était inconfortable, mais elle a vraiment contribué à bâtir l’ambiance. C’était plutôt vivifiant ! »
Mark Friedberg a également renforcé l’atmosphère pesante par la conception du décor intérieur. Cela se retrouve jusque dans les détails : comme le souligne Cathy Konrad, « le motif du papier peint de certaines chambres, un treillage de roses, ressemble aux maillons d’une chaîne quand on le voit à une certaine distance. D’autres chambres ont un papier rayé, que nous avons délibérément choisi pour qu’il fasse penser à des barreaux… »
Cathy Konrad conclut : « Le film est si riche de détails et si vrai que les visiteurs qui venaient sur le plateau disaient tous la même chose : « J’ai l’impression d’être déjà venu, pendant un de mes plus mauvais voyages en voiture… »
Article extrait des éléments presse
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Piégés, manipulés, probablement condamnés…
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Le réalisateur, James Mangold, explique : « Identity est de ces thrillers qui vous donnent le vertige parce qu’ils présentent une autre perspective des choses. Il joue avec les conventions du suspense, vous manipule et vous ébranle… » Suite...
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Les Acteurs
Pour le rôle de Ed, le chauffeur de limousine, James Mangold s’est tourné vers John Cusack. Le réalisateur explique : « James sait apporter une humanité subtile aux personnages les plus sérieux, une chaleur qui, à mon sens, était un véritable atout pour cette histoire. » Suite...
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