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Laurent
C’est un mec ambivalent (ce qui est peut-être un pléonasme )! Un homme qui, à un moment de sa vie, met le chaos dans son existence pour passer à une autre étape. Il mène une vie plutôt calme et soudain arrive une sorte de tornade blonde qui lui retourne la tête. Sa faiblesse n’est qu’une façade car au fond, il choisit tout ce qu’il fait. Par exemple, je crois que lorsqu’il dit oui à Camille pour le mariage, il a vraiment, à ce moment-là, envie de l’épouser. Car au fond de lui, c’est elle qu’il aime. C’est comme s’il avait besoin de mentir pour dire la vérité. Le principal enjeu de l’écriture et de la mise en scène était qu’on ne le juge pas, qu’on le comprenne et qu’on l’aime.
Julien Boisselier
C’est un acteur qui prépare énormément ses rôles en amont, qui fait un gros travail en solitaire puis ensuite avec le metteur en scène. Il travaille au mot près, il est d’une précision d’horloger. Julien possède une très large palette d’émotions et a, en plus, un sourire magique. Quand il sourit, son visage s’illumine...
Elodie
C’est la « femme forte », celle qui prend les initiatives, autrement dit la femme moderne, issue de 40 ans de féminisme. Et en même temps, elle rêve d’un homme qui tranche, qui la rassure, qui la surprenne. Elle est prise dans des contradictions qui sont celles des femmes de son époque. Elle a envie à la fois d’être dominante et dominée... Elle voudrait tout réussir. Et c’est, en même temps, peutêtre ce qui lui fait le plus peur.
Alexandra Lamy
C’est une bourrasque, une boule d’énergie. C’est du peps à l’état pur ! Elle est d’une bonne humeur hallucinante. Julien Boisselier dit d’elle que dans une journée, il y a plus de moments où elle rit que de moments où elle ne rit pas. Et c’est vrai. Il y a chez cette comédienne une fraîcheur, un charisme et un abattage qu’on trouve chez les grandes actrices américaines, comme, allons-y, n’ayons pas peur des comparaisons, Meg Ryan ou Julia Roberts. Alexandra réussit à incarner ce côté femme forte, et en même temps, dans les moments de détresse, je la trouve extrêmement touchante, dans la pudeur, la retenue.
François
C’est le macho au coeur tendre, un peu looser, un peu bourru, qui se dévalorise tout le temps. On l’aime spontanément car il est un peu malheureux... Et le malheur est toujours source d’empathie. Il possède un côté romanesque et, en même temps, il y a chez lui une grande part d’enfance. Cette part d’enfance nous renvoie à la nôtre.
Gilles Lellouche
Pour ce personnage, j’ai voulu l’emmener vers un jeu épuré, le plus sobre possible. Comme Gilles dégage spontanément quelque chose de brut et de viril, appuyer sur son côté sensible le rendait immédiatement attachant, créant une brèche, la conjonction de deux énergies opposées. De cette ambivalence, j’espérais faire naître une grande force de séduction.
Camille
C’est le personnage qui semble le plus pur, le plus romanesque. C’est une fille qui n’a pas renoncé à vivre ses rêves. Elle est ouverte, attentive, capable de compassion et d’aider les gens. Elle est immédiatement touchée par la détresse de François. Et en même temps, il y a en elle une trace de désamour qui lui fait choisir quelqu’un comme Laurent qui a du mal à s’engager. Son talon d’Achille est d’avoir choisi ce garçon... Et ce n’est pas un hasard, au contraire, c’est son dépassement.
Mélanie Doutey
Mélanie a une cinégénie extraordinaire. Elle a une grâce, un charme, une douceur... Elle est naturellement douée, elle a le sens des temps comiques. Sur le plateau, elle pose beaucoup de questions. Elle a besoin de connaître les motivations du personnage, les enjeux de la scène, d’avoir une vision d’ensemble... Mais une fois que l’on dit « action », elle y va et on comprend qu’elle a tout assimilé.
Article extrait des éléments presse
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