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Waris Dirie est née en 1965 dans la région de Gallacio, dans le désert somalien, près de la frontière éthiopienne. Elle est fille de nomades, éleveurs de chèvres. Elle est excisée à l’âge de 3 ans. La mutilation génitale féminine (MGF), est essentiellement pratiquée chez les musulmans et chez les chrétiens en Afrique, dans les pays arabes et en Asie, mais aussi par les familles immigrées en Europe, aux USA, au Canada et en Australie. Selon l’ONU, près de 6000 petites filles en sont victimes chaque jour à travers le monde.
Alors qu’elle vit dans la misère à Londres, le célèbre photographe de mode anglais Terence Donovan la découvre ; elle commence alors une carrière de mannequin où elle connaîtra la gloire et le succès. Elle déménage à New York et devient l’un des mannequins les mieux payés au monde. Waris est le premier model africain à avoir un contrat d’exclusivité avec une marque de cosmétiques (Revlon) et fait la couverture des plus grands magazines. Elle joue un rôle au côté de Timothy Dalton dans le James Bond TUER N’EST PAS JOUER et la BBC tourne un film sur elle, UNE NOMADE À NEW YORK, pour la série « LE JOUR QUI A CHANGÉ MA VIE ».
Quand la journaliste américaine Barbara Walters de NBC et Laura Ziv du Marie-Claire US l’interviewent, Waris Dirie décide de leur raconter l’histoire de sa mutilation. Sa confession stupéfait et soulève des mouvements de sympathie. Grâce à Waris le monde prend concience de la persistance de ce rituel d’un autre âge. Kofi Annan, le secrétaire générale de l’ONU, la nomme « ambassadrice de bonne volonté » dans la lutte contre l’excision.
Pour faire entendre sa voix et défendre sa cause, Waris Dirie parcourt le monde, donne des centaines d’interviews, participe à des conférences, rencontre les hommes politiques les plus influents et parle aux délégués des parlements aussi bien qu’aux représentants de l’Union Européenne.
En 2006, l’Union Européenne décide de combattre officiellement l’excision pour la première fois de l’histoire. En février 2005, Waris Dirie rencontre 25 ministres des États membres pour discuter des mesures à prendre pour lutter contre les MGF. Après cette conférence, les lois se sont durcies dans plusieurs pays et des mesures de prévention ont été initiées.
En 2007, Waris Dirie commence une campagne de prévention avec Scotland Yard et la BBC en Grande-Bretagne. « Les gens doivent comprendre, dit Waris, que la mutilation génitale féminine n’a rien à voir avec la tradition, la religion ou la culture. C’est une forme perverse d’abus infligé aux enfants. Tous les pays du monde devraient prendre de sérieuses et drastiques mesures contre ceux qui commettent ces crimes. »
L’action de Waris Dirie a contribué à faire de l’excision une question de société mondiale. Grâce à la pression de la communauté internationale, 14 États africains dont le Kenya, le Ghana, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la République de Centre Afrique, le Bénin et le Togo ont déclaré la pratique de l’excision totalement illégale depuis 2007. 150 millions de femmes à travers le monde (UNICEF 2006) ont subi une excision. La plupart d’entre elles ont souffert et souffrent encore de cette mutilation pratiquée sur elles par des parents ou des médecins irresponsables. Dans beaucoup de pays, les gouvernements n’interviennent pas, bien qu’ils sachent ce qui se pratique et les conséquences induites. Pour des millions de femmes et de jeunes filles à travers le monde, Waris Dirie est devenue un symbole de paix et d’espoir.
Waris Dirie a gagné de nombreux prix et récompenses pour son travail et ses livres, dont :
• Le WORLD WOMEN’S AWARD remis par l’ancien président russe Mikhail Gorbatchev (2004)
• Le prix de la FEMME DE L’ANNÉE du magazine Glamour (2000)
• Le PRIX AFRIQUE du gouvernement allemand (1999)
• Le PRIX CORINE de l’association des éditeurs allemands dans la catégorie des livres de non fiction (2002)
• L’association WORLD DEMOGRAPHIC lui a remis le PRIX DES GÉNÉRATIONS en 2007
• En 2008, Waris Dirie fut la première femme à recevoir la médaille d’or MARTIN BUBER de la fondation Martin Buber
En 2002, elle lance la WARIS DIRIE FONDATION dont le siège est en Autriche. Elle initie des campagnes internationales pour faire connaître au monde entier la pratique de ces mutilations faites aux femmes. A travers son adresse email waris@utanet.at, la fondation offre aussi de l’aide et des informations aux activistes, aux victimes et aux médias.
En janvier 2009, Waris Dirie devient membre du Conseil d’administration de la nouvelle Fondation d’Entreprise PPR pour la Dignité et les Droits des Femmes, présidée par François-Henri Pinault, à Paris. Après 10 mois d’activité, la Fondation PPR soutient une vingtaine de projets en partenariat avec des ONG locales et internationales, notamment au Mali, en Inde, au Pakistan, au Nicaragua et en France.
Waris Dirie est mère de deux garçons.
En 2007, le président Nicolas Sarkozy lui a remis la LÉGION D’HONNEUR.
Article extrait des éléments presse
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