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When the dream comes true.
critique proposée par Hélène Dautancourt
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Qui n'a jamais rêvé de voir son fantasme devenir réalité ? Et bien Jonathan Dayton et Valérie Faris l'ont fait pour vous ! Après le fameux « Little Miss Sunshine », les deux compères reviennent pour leur second film « Elle s'appelle Ruby », toujours marqué par leur univers, spécial et euphorisant. Entre rêve et réalité, cette "very friendly" comédie transcende et transporte avec fougue.
Auteur de best-seller reconnu, Calvin Weir-Fields (Paul Dano) est confronté à l'ennemi juré de tout écrivain, la page blanche. Seul avec son chien Scotty et déprimé, Calvin se laisse encourager par son psychiatre qui lui propose d'écrire sur la fille de ses rêves (littéralement). Inspiré par cette création imaginaire, il se remet à écrire. Quelques rêves et mots couchés sur le papier plus tard, Calvin se réveille un matin, et trouve sa "création" chez lui, elle s'appelle Ruby (Zoe Kazan). Choqué, il pense d'abord avoir des hallucinations, qui s’avéreront finalement réelles. Un amour passionnel et impossible débute alors pour Calvin, qui n'en finira pas de voir les difficultés de la réalité se dresser devant lui.
Proche de son frère Harry (Chris Messina), il lui raconte cette histoire rocambolesque, dont il ne croit bien évidemment pas un mot. Pour preuve, il lui demande de continuer à écrire, et de modifier un trait de caractre par écrit afin de vérifier si il s'agit bien de la femme tout droit sortie de son imaginaire et des ses fantasmes. Devant sa machine à écrire, Calvin ajoute à la suite de son roman « Ruby speaks French » et entend simultanément un « bon appétit ». Ruby parle français ! Un de ces accents, charmant et imparfait que l'on aime à entendre.
Le français, parlons-en : La french touch tient une place spécifique dans ce film, qui est aussi employée dans la bande originale du film : quelques chansons françaises s'y invitent, telles que « The game of love » de Sylvie Vartan, ou encore « Ça plane pour moi » de Plastic Bertrand. Étonnant mais plutôt judicieux !
Avant tout, « Elle s'appelle Ruby » est une affaire de couples. En effet, Jonathan Dayton et Valérie Faris sont ensemble à la ville comme derrière la caméra. Zoe Kazan (Ruby) et Paul Dano (Calvin) eux aussi forment un couple dans la vraie vie, ce qui aide à la crédibilité de leur relation à l'écran, plus vraie que nature. Aussi, les deux acteurs donnent de leur personne ; Paul Dano, rappelons le, a fait une apparition remarquée dans « Little Miss Sunshine », où il jouait Dwayne, un adolescent déterminé. Ici, le jeune homme a mûri, à l'instar du métier qu'il exerce. Écrivain de génie, et éperdument amoureux de sa muse, Paul Dano (Calvin) joue le (vrai) jeu avec sa compagne. Zoe Kazan (Ruby) a d'ailleurs mis la main à la pâte puisqu'elle endosse à la fois le rôle d'actrice et de scénariste du film, dont elle a trouvé l'inspiration dans la légende de Pygmalion et Galatée (le sculpteur tomba amoureux de sa sculpture, qui prendra vie).
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Comment ne pas succomber à cette jolie rousse pétillante et pleine de vie ? Celle qui accroche le regard, colore la vie fade de son créateur tout autant que les plans dans lesquels elle se meut.
Et plus généralement, comment ne pas craquer pour ce jeune couple, complices à la vie comme à l'écran, et bourré de talent ?
Six ans d'attente se sont écoulés avant de pouvoir retrouver le duo imaginatif et haut en couleur Dayton/Faris. En ayant fait confiance à Zoe Kazan, jeune scénariste prometteuse, et en nous faisant languir de la sorte, nous ne pouvons pas être déçus par le résultat.
Acidulé, « Elle s'appelle Ruby » est une ode au rêve et à l'amour, à la frontière de la fiction et de la réalité. Aidée par des personnages principaux qui y sont pour beaucoup de sa réussite, ce nouveau long métrage mérite un succès comparable à son aîné « Little Miss Sunshine ».
Hélène Dautancourt.
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