Critique La Ravisseuse
Les prisonnières
critique proposée par freed
le 29/08/2005 23:40
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Pour son deuxième long-métrage, Antoine Santana aborde le thème de la maternité et plus généralement celui de la place de la femme dans la société, par le biais d'un duo brillant, celui d'Isild Le Besco - parfaite dans son rôle de femme de la classe sociale la plus pauvre - et d'Emilie Dequenne - moins crédible par moment dans celui de la riche bourgeoise.
Malgré leur différence extrême de classe, celles-ci se trouvent dans une situation similaire, celle de prisonnière, à la fois de leur statut et de leur fonction.
Le réalisateur explique que malgré la localisation chronologique du film qui se situe à la fin du XIXè siècle, il a voulu parler d'un statut actuel de soumission la femme encore énormément répandu dans le monde.
Le film possède une photographie recherchée, avec quelques scènes oniriques de très belle facture, dessinées comme certains tableaux de peintres néerlandais de la période classique du XVIIè siècle.
La mise en scène reste cependant plutôt austère, le rythme relativement lent, propre au film historique sans action, mais à l'instar de son réalisateur qui l'avoue lui-même, le film use moins de dialogues que de comportements non verbaux, de silences ou de non-dits, le rendant par là-même très riche.
A noter le jeu excellent d'Anémone, ainsi que celui d'Isild Le Besco convaincant en fille de la campagne aux rêves de princesse, alors qu'il me semble à nouveau voir jouer Grégoire Colin dans son rôle de jeune bourgeois ambitieux et hautain, à la fois moderne et conservateur.
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