Critique Le Testament du Docteur Cordelier
La plus fidèle adaptation de Docteur Jekyll et Mister Hide.
critique proposée par DavidHainaut
le 22/08/2006 01:01
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Moins célèbre, bien que peut-être considérée comme la plus fidèle adaptation de Docteur Jekyll et Mister Hide signé Stevenson, Le testament du Docteur Cordelier n’est pas l’œuvre la plus marquante dans la carrière de Jean Renoir. Or, le film détient bien le venin nécessaire à captiver le spectateur durant toute sa longueur. Le très théâtral Jean-Louis Barrault incarne un troublant double-rôle (Docteur Cordelier et ‘Opal’), face à d’inquiétants personnages, campés par des acteurs surtout issus de la télévision. Une fiction qui marque en effet le début de l’ère des téléfilms – nous sommes en 1959 -, que Renoir incorpora presque par obligation, même si le film sortit finalement dans les salles en 1961. Car le réalisateur, parti émigrer aux States, n’attire plus vraiment les producteurs de cinéma, et doit se résoudre à utiliser les fonds mineurs et le matériel moins sophistiqué de la petite lucarne. Heureusement, Le Déjeuner sur L’herbe la même année, et le Caporal Epinglé, trois ans plus tard, donneront tort à ceux qui ne voulaient plus de lui. Quant à ce film-ci, on peut dire que sa teneur dramatique a plus que bien passé le cap du temps, et que tous les ingrédients sont réunis pour nous tenir en haleine. On en oublierait totalement que le (télé)film ne fut tourné qu’en à peine dix jours. Très cocasse par ailleurs, la présentation du film par le réalisateur lui-même, ici (soi-disant) en direct de la défunte ORTF, tel qu’aurait pu l’imaginer un Hichcock par exemple…
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