La Musique au Cinéma
Dossier proposé par Alessandro le 16/09/2004
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Introduction
Le mariage de la musique et du cinéma n’a pas toujours représenté une évidence en soi. Surtout pendant les premiers pas du cinématographe. Et si la musique a toujours eu sa place au sein du 7ème art, elle n’a pas toujours obtenu la reconnaissance qui aurait dû lui revenir. Et ce, malgré l’immense talent des grands compositeurs qui ont marqué l’histoire du cinéma et le succès grandissant des bandes originales de films qui deviennent de nos jours un véritable phénomène. Mais revenons quelques années en arrière :
Au tout début, un pianiste ou un orchestre interprétait des airs célèbres, accompagnant ainsi les images qui défilaient sur l’écran. On parlerait aujourd’hui de « ciné-concert ». Plusieurs raisons ont ainsi mené la musique dans les salles obscures : tout d’abord, le projecteur n’était pas tout à fait discret et la musique était donc la bienvenue pour noyer ce bruit gênant. Ensuite, peut-être pour rassurer le spectateur, encore peu habitué à ce spectacle parfois effrayant dans le noir, et qui, par l’entremise de la musique, plus familière, se laissait aller à la magie du cinéma. Enfin, plus évident, la musique donnait un véritable rythme aux images. Mais il fallut bien évidemment se familiariser avec cette technique et maîtriser ce concept. Ainsi, il fallut un certain nombre d’années pour que les réalisateurs jouent habilement avec le scénario, les images et enfin la musique pour donner une cohérence à l’ensemble et inventer un nouveau langage cinématographique.
C’est dans les années 20 qu’on commença à composer des musiques expressément pour le cinéma. Il semblerait que ce soit Le Chanteur de jazz (The Jazz Singer) (1927) qui marque la naissance de la collaboration (depuis si fructueuse) entre la musique et le 7ème art. Tout comme le cinéma grandit en maturité, avec de nouveaux langages, de nouvelles techniques, la musique de film l’accompagne et gagne en puissance. Plus riche, plus structurée, plus « efficace », la musique permet de mettre en valeur les images et de donner un souffle épique, joyeux, émotionnel à certaines productions, qui désormais n’hésitent pas à débourser de grosses sommes dans ce domaine.
En ce sens, Max Steiner, avec Autant en emporte le vent (Gone with the Wind) (1939), ou Dmitri Chostakovitch oeuvrent considérablement pour la musique de cinéma. Ce dernier affirme : « Il est temps que ceux qui s’intéressent à la musique s’intéressent à la musique de cinéma, qu’ils mettent fin au gâchis et à l’esprit anti-artistique qui règnent en ce domaine ; la musique dans un film constitue un agent puissant et ne peut être réduit à une simple illustration ». Au contraire, Igor Stravinski, qui ne voit peut-être que la surenchère émotionnelle dans les envolées lyriques et autres thèmes répétitifs, compare la musique de film à du simple papier peint et dit: « Je comprends que l’on ait besoin de papier peint dans une chambre, mais je ne comprends pas que l’on puisse prendre cela pour de la peinture ».
Ensuite, c’est la nouvelle vague française, si inventive, qui fera faire un saut de qualité à la musique de film, en lui donnant un rôle émotionnel, intellectuel, réfléchi, bien inscrit dans le récit. Plus tard, Easy rider (1969) innove encore en introduisant de célèbres morceaux de l’époque. Les rockers entrent dans l’histoire du cinéma. Ce qui n’empêche pas Les Beatles d’être détrônés au hit parade par la musique du film Docteur Jivago (1965), de Maurice Jarre. La musique de film connaît un succès foudroyant et c’est maintenant John Williams qui bat tous les records avec la partition de La Guerre des étoiles (Star Wars) (1976).
Aujourd’hui, les violons flirtent avec la guitare électrique, et l’on retrouve dans les bandes originales de films des musiques originales mêlées à des morceaux préexistants. Tous les genres se mélangent. Et apparaît un nouveau type de marketing musical assez inquiétant qui consiste à faire un film autour d’une pseudo star (comme Britney Spears) afin de vendre encore plus d’albums. Mais la musique de cinéma, ce n’est pas que ça.
Ce qui suit est un hommage aux grands compositeurs (Sergeï Prokofiev, Piotr Tchaïkovski, Gustav Mahler, Anton Bruckner, Richard Wagner, Richard Strauss, Jean Sébastien Bach, Béla Bartók, Claude Debussy, Maurice Ravel), aux monstres de la musique de film (Bernard Herrmann, John Williams, Maurice Jarre, etc…), et aux stars du rock et de la pop, qui, au détour de chef-d’œuvres, ont magnifié les plus belles scènes de cinéma.
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