C'est Jean-Paul Rouve qui vous a parlé de ce projet en premier...
Oui, j'aime beaucoup Jean-Paul et les Robins des bois. Ce sont des gens simples, sans prise de tête. Et puis, il y a aussi Eric et Olivier qui sont extrêmement sympathiques et talentueux. L'initiative de faire le film à deux, je trouve ça très bien. Et cette histoire est très originale.
Qui est Serge ?
Quelqu'un d'immature dans sa vie de couple. Il a trouvé un ami qui le remet sur le chemin de la vie qu'il pourrait avoir. C'est l'histoire d'une belle amitié.
Que pensez-vous de l'écriture de ce film ?
J'aime la musique des dialogues et cette musique-là, je ne la connaissais pas. C'est une musique écrite par des gens qui veulent qu'on la joue. C'est ça notre boulot. C'est pour ça qu'on a tous voulu devenir acteur. C'est toujours intéressant de travailler avec des gens qui vous apprennent une nouvelle musique. C'est comme apprendre à jouer d'un nouvel instrument.
Avoir travaillé avec deux coréalisateurs, ça vous laisse quelle impression ?
Je les aime beaucoup. Ils sont franchement étonnants. Eric et Olivier sont parfaitement complémentaires. Le futur est chez des réalisateurs de ce genre. Ils ont un potentiel fabuleux et une façon merveilleuse de travailler ensemble. Mais chacun a tout de même sa vision personnelle qui nourrit l'ensemble. J'adore ça. Je hais les systèmes dictatoriaux.
En acceptant ce premier film, c'est une sorte de cadeau que vous leur faites ?
Je ne sais pas. L'histoire m'a plu, eux m'ont plu… J'aime cet esprit. Quand je les vois, je suis de bonne humeur. Si cela peut leur apporter quelque chose, tant mieux. Moi, ça m'apporte de la joie. Mais avoir la charge d'un premier film, c'est difficile. Je me souviens des angoisses de François Dupeyron et d'autres metteurs en scène...
Vous formez un magnifique duo avec Jean-Paul Rouve...
Quand vous avez la chance de travailler avec un jeune homme comme lui, c'est un plaisir mais c'est aussi le sentiment que la vie va de l'avant. Jean-Paul est très bien. Avec lui, tout est réel, il n'y a pas de "méthode acting". Je retrouve un peu ce j'ai fait dans le passé dans TENUE DE SOIRÉE (1986), avec Michel Blanc, ou une complicité comme nous pouvions avoir avec Patrick Dewaere, j'ai toujours aimé les grands couples de cinéma masculins. Mais aujourd'hui je ne vois que des copies, des suites sans fin ; dans ce film rien n'est copié, les metteurs en scène ont leur univers, c'est toute la différence.
Diriez-vous que c'est un film typiquement français ?
Non, c'est un film qui a une identité internationale. Il parle de l'époque dans laquelle nous vivons, pas seulement en France. Cela me fait penser à Certains l'aiment chaud (Some Like It Hot) (1959). Comme beaucoup de films, il utilise un thème classique pour le remettre à l'ordre du jour.
Vous êtes un acteur très prolifique, on a l'impression que vous n'arrêtez jamais de travailler...
Non, je ne travaille pas, je fais. Je profite. J'aime être avec des gens, des gens vrais, qui ont des idées, qui veulent créer et qui aiment se surprendre. Moi-même, j'aime me surprendre.
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