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Qui m'aime me suive
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Conversations entre Romane Bohringer, Julie Depardieu, Éléonore Pourriat, Mathieu Demy, Mathias Mlekuz, Fabio Zenoni et Benoît Cohen, à propos de 'Qui m'aime me suive'
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On prend les mêmes et on recommence ?
Benoit : Presque ! C’est vrai qu’il y a une continuité entre Nos Enfants chéris (2002) et Qui m'aime me suive (2006). Ce sont pour la plupart les mêmes acteurs, la même équipe… Depuis Les Acteurs anonymes (2001), la « troupe » grossit de film en film.
Mathias : Et puis on retrouve l’univers d’Éléonore et Benoit, certains thèmes, comme celui de l’amitié, toujours présent depuis Les Acteurs anonymes (2001).
Matthieu : Il y a aussi le thème de la remise en question des directions qu’on a pu prendre dans son existence.
Julie : Il y a évidemment une continuation. Mais la facture du film, le résultat à l’écran, sont différents. La mise en scène s’adapte à l’histoire, et les comédiens aussi. Je trouve que vous avez appréhendé le sujet d’une façon différente.
Benoit : Bien sûr, on n’a pas voulu refaire exactement la même chose mais on a gardé un certain état d’esprit, un ton. J’ai l’impression que ces deux films se complètent, se répondent... Dans Nos Enfants chéris (2002), les personnages venaient de basculer dans l’âge adulte, ils étaient submergés par les responsabilités inhérentes aux jeunes parents. Là, ils sont installés professionnellement, et l’un d’eux, Max, décide de changer de vie et, par conséquent, bouleverse celle de son entourage. C’est une autre histoire mais le thème du choix de vie reste omniprésent.
Éléonore : Il y a un lien de parenté évident. Mais un de nos postulats de départ, au moment de l’écriture, était de donner à chaque comédien un emploi totalement différent. Sans quoi, notre collaboration devenait sclérosante.
Benoit : J’avais très envie de retrouver tous ces comédiens. Nous avions commencé un travail mais il me semblait que nous avions encore énormément de pistes à explorer ensemble. Pour que cela soit excitant, pour eux comme pour moi, il fallait que leurs partitions soient très différentes.
Romane : À l’arrivée, vous avez accouché d’un scénario plus ambitieux où l’on reconnaît quand même votre ton « comique ». Les personnages basculent dans une autre dramaturgie, donnant au film un genre totalement différent. On y explore les relations humaines d’une manière plus intime, avec plus de densité que dans Nos Enfants chéris (2002).
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