CinEmotions : Cinéma, Séries TV & DVD
Identifiants oubliés ? Inscrivez-vous !
via
 44 024 films, séries...  645 335 artistes  1 099 687 produits   171 116 affiches & photos
Drop Down Menu
Menu fiche
Les Herbes folles
voir l'affiche

Les Herbes folles

Distribution
 35 acteurs et actrices
 28 techniciens
Critiques
 1 critique
En savoir +
 2 notes de production
Interviews
 1 interview
Infos
 1 info
Récompenses
 4 nominations
Festivals
 3 sélections
Media
 9 photos
 1 affiche
 3 vidéos  Nouveau format
Forum de la fiche
Boutique

Vidéos
1. Bande annonce
2. Bande annonce
3. Bande annonce

Programme TV
Canal +  Mercredi - 08:30
Max contre les forces du Mal
TMC  Mercredi - 10:00
Le Secret d'une soeur
Canal +  Mercredi - 10:25
Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre
M6  Mercredi - 13:45
Romance en terres sauvages
RTL9  Mercredi - 13:50
Le Maître du temps
TF1  Mercredi - 13:55
Julie Lescaut : La mort de Jeanne
Canal +  Mercredi - 14:00
Dernier étage gauche gauche
Gulli  Mercredi - 14:30
Mon Frère ce héros
France 3  Mercredi - 15:00
Maigret à l'école
RTL9  Mercredi - 15:25
Air Bud III : World Pup
TF1  Mercredi - 15:35
Moi à ton âge !
M6  Mercredi - 15:40
Les Cheetah Girls 2
Canal +  Mercredi - 16:30
Les Aventures de Philibert, Capitaine Puceau
TF1  Mercredi - 17:20
Grey's Anatomy - 3.01 : Avec le temps
France 4  Mercredi - 20:35
Direct Contact
RTL9  Mercredi - 20:40
FBI Fausses Blondes Infiltrées
NT1  Mercredi - 20:45
Panique !
Gulli  Mercredi - 20:45
Roxy Hunter and the Mystery of the Moody Ghost
TF1  Mercredi - 20:50
Les Experts - 10.14/23 : Tirer sa révérence
France 2  Mercredi - 20:50
Emma
Entretiens Retour aux entretiens
Les Herbes folles
Entretien avec Alain Resnais, réalisateur des 'Herbes folles'
231 lectures

Comment avez-vous choisi de porter à l’écran le roman de Christian Gailly L’Incident ?
Le producteur Jean-Louis Livi m’avait demandé de tourner un film pour lui. Au départ, il était convenu que ce serait l’adaptation d’une pièce de théâtre. J’avais déjà lu une trentaine de pièces quand je suis tombé par hasard sur un roman de Christian Gailly, un écrivain dont la voix charmeuse, ironique et mélancolique m’avait frappé dans une émission d’Alain Veinstein sur France Culture. J’ai été séduit par ce roman au point d’en lire immédiatement un autre et de téléphoner le lendemain à Jean-Louis Livi pour lui dire : «Ce son, cette blue note que nous cherchons depuis des semaines, je viens peut-être de la trouver.» L’écriture de Gailly est si musicale que je me suis aperçu que, si je parlais à quelqu’un après avoir terminé un de ses livres, je me mettais à m’exprimer comme ses personnages. Ses dialogues sont comme des solos ou des numéros de duettistes qui n’attendent que des comédiens pour les dire. Irène Lindon, la directrice des Éditions de Minuit qui ont publié les treize livres de Gailly, nous a appris que les droits cinématographiques de douze d’entre eux étaient disponibles. J’ai donc demandé à rencontrer Gailly. Il m’a donné toute liberté pour le choix du livre que je tournerais, puisque je n’en avais encore lu que quatre, mais il s’est montré inquiet à l’idée que le film bouleverse son emploi du temps car il tenait à consacrer toutes ses forces au roman qu’il était en train d’écrire. Je lui ai donc timidement proposé de ne jamais le déranger, de ne lui demander ni des scènes supplémentaires ni son avis sur l’adaptation ou le choix des comédiens, et de ne lui montrer le film que sous la forme d’une copie standard qu’il approuverait ou non. J’ai vu alors un grand sourire apparaître sur son visage. Les jours suivants, j’ai lu les romans qu’il me restait à découvrir, et j’ai proposé à Jean-Louis Livi de porter à l’écran L’Incident, auquel il avait déjà pensé de son côté. Ce livre était plus cher que d’autres à filmer, mais Livi, avec l’aide de la productrice exécutive Julie Salvador, a considéré que nous pouvions tenter l’aventure.

Qu’est-ce qui vous séduisait particulièrement dans L’Incident ?
J’y ai senti un côté syncopé, comme improvisé, un art de la variation sur des «standards», au sens musical du terme. J’ai aussi été marqué par l’entêtement de Georges Palet et Marguerite Muir, les protagonistes, qui sont incapables de résister à l’envie d’accomplir des actions irrationnelles, qui déploient une vitalité incroyable dans ce que l’on peut considérer comme une course à l’erreur. L’Incident parle du «désir de désir» (la formule est de Livi), ce désir qui naît chez Georges à partir de rien, avant même qu’il ait rencontré Marguerite ou qu’il lui ait parlé au téléphone, puis qui s’alimente de lui-même.

Pourquoi avez-vous donné pour titre au film Les Herbes folles (2008) ?
Cela me semblait correspondre à ces personnages qui suivent des pulsions totalement déraisonnables, comme ces graines qui profitent d’une fente dans l’asphalte en ville ou dans un mur de pierre à la campagne pour pousser là où on ne les attend pas.

Vous êtes resté fidèle au dialogue du roman.
Oui, bien sûr, puisque c’est ce dialogue qui m’attirait. De toute façon, Gailly nous a servi de référence du début à la fin, c’était notre diapason pour essayer de garder le ton juste. Que ce soit André Dussollier, Sabine Azéma, Anne Consigny, Emmanuelle Devos, Matthieu Amalric ou Michel Vuillermoz, les comédiens (j’aimerais les citer tous) ont lu avec passion plusieurs de ses livres et cela a stimulé leur créativité. Pour moi, c’était le bonheur ! Le même phénomène s’est produit avec les techniciens.
Quand nous devions trouver une solution à un problème donné, c’était l’ensemble de l’oeuvre de Gailly qui nous l’inspirait. Au tournage, nous avons cherché des équivalences au style de Gailly, à cette façon d’interrompre une phrase en plein milieu par un point, aux fluctuations du narrateur interprété par Edouard Baer qui se reprend ou se corrige, sans oublier les contradictions flagrantes des personnages et de leurs pulsions successives. Gailly met souvent l’affirmation et la négation dans la même phrase, donc en écrivant l’adaptation avec Laurent Herbiet, nous avons tenté de concevoir un découpage technique qui se rapproche de cette dualité, qui fasse coexister le oui et le non dans les collures et dans le jeu des acteurs. Tous ces choix se sont faits naturellement, avec entrain, et sans plan préconçu puisque je tourne pour voir comment ça va tourner. Le décorateur Jacques Saulnier et le chef opérateur Éric Gautier, qui étaient là dès le premier jour, ont travaillé dans la même direction. Dans un décor, il y a une touche de couleur, elle est arrêtée là, comme un coup de pinceau, on passe à une autre couleur. Gautier n’a pas hésité à utiliser la couleur sans mélanger les teintes. Les couleurs se succèdent, sans transition, elles ne se fondent pas. Et le compositeur Mark Snow a cherché des effets de rupture, de syncope, en employant des styles musicaux très différents d’une scène à l’autre. Lorsqu’on a un guide comme Gailly, il suffit de se laisser porter.

Entretien avec Alain Resnais
Extraits d’un entretien avec François Thomas
Extrait tiré du dossier de presse

   


Nouvelles fiches films & séries : Le Maître du temps - Romance en terres sauvages - Emma - Miss Marple : L'heure zéro - Les Hommes-grenouilles - La Légende de Gatorface - The Gundown - Bunohan - Combat à mort - Fight Games - 3 Desperate Men - Otages en péril - Crackerjack - Cracker Jack - Battle Warrior - Mon Ami Sam - Romy - Life's a Beach - Le Ranch maudit - Si tu t'en vas - Fou d'amour - Trafics - The Dictator - Nos Chers voisins - Injustice - Passions d'adolescence - La Vérité sur mon passé

Google

Titre de films : A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z 0-9

Personnalités : A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z 0-9


© 2004 - 2012 CinEmotions.com (1) - CinEmotions.com est une réalisation de la société Intermédiance Solutions