• Question à Claude Lelouch :
«Les Parisiens» n’est que le premier volet d’une trilogie dont «Le Genre Humain» constitue le titre générique. Faut-il s’attendre à une sorte de concentré de vos quarante films précédents ?
C.L. : "Il est évident que chaque film invente celui d’après et crée un nouveau désir. Cela dit, le cerveau d’un réalisateur qui raconte ses propres histoires est un lieu très tortueux. Il m’arrive parfois de découvrir mes films quand ils sont terminés. Ce n’est qu’à ce moment-là que je peux dire ce que je voulais vraiment faire. Je suis comme un type qui rêve de voyage en regardant une carte. Ce n’est qu’au retour qu’il pourra dire si le voyage lui a plu. Au cinéma, le scénario c’est ma carte, c’est ce qui permet d’alimenter mon désir. Pour cette trilogie, tout a commencé au début des années 80 quand je suis tombé par hasard sur la phrase de Victor Hugo que j’ai mise au début du film et de cette brochure. Filmer l’invisible, ce fil mystérieux qui nous rattache les uns aux autres et qui ne casse jamais. Des hommes et des femmes lancés dans une folle course de relais pour essayer de côtoyer, de temps en temps, ces fameux parfums de vérité et d’espoir dont nous raffolons.
Après quarante films et près de cinquante ans de cinéma, je dois l’avouer, j’ai vu plus de belles choses que de vilaines. Je serais bien ingrat de ne pas en faire un film. C’est l’un des thèmes principaux de ce premier épisode : L’histoire d’un film et de ceux qui iront le voir à travers l’étonnante compétition que se livrent les bons et les mauvais moments de la vie pour nous séduire. Bref, un “genre humain” que j’ai longtemps hésité à appeler le “genre féminin”."
• Questions à Mathilde Seigner :
Quel genre de parisienne interprétez-vous ?
Mathilde Seigner : Deux Parisiennes jumelles qui rêvent d’ailleurs. L’une des deux m’échappe complètement et je ne sais pas pourquoi et comment je ressemble à l’autre.
Etes-vous une parisienne ?
Mathilde Seigner : Non, je n’aime plus Paris.
• Questions à Maïwenn :
Quel genre de parisienne interprétez-vous ?
Maïwenn : J’interprète une Parisienne qui galère, qui a des rêves superficiels et éphémères. J’ai l’impression que c’est une partie de moi que je n’exploite pas toujours dans la vie. Je pense que chacun de nous possède un côté pervers, fou, déraisonnable…
Etes-vous une parisienne ?
Maïwenn : Moi, une Parisienne ? Je ne peux pas vivre sans Paris. Les vacances m’ennuient la plupart du temps.
• Questions à Arielle Dombasle :
Quel genre de parisienne interprétez-vous ?
Arielle Dombasle : Une Parisienne isolée dans son château à la campagne. Une Parisienne à la curiosité aiguisée par la présence d’un nouvel homme dans sa vie, une Parisienne qui s’amuse du spectacle de la nuit et qui se laisse emporter dans de nouveaux voyages citadins de la ruée vers les plaisirs... une Parisienne aux aguets... une Parisienne survoltée.
Etes-vous une parisienne ?
Arielle Dombasle : Paris est inconnu comme les poètes célèbres... J’invente une ville et c’est à Paris que je la trouve. Des villes et des villages s’y cachent, cherchez-les... disait Cocteau. Oui, Paris est ma ville, elle l’est devenue. Américaine immigrée. J’aime me sentir parisienne, un peu... beaucoup... passionnément.
• Questions à Agnès Soral :
Quel genre de parisienne interprétez-vous ?
Agnès Soral : Une Parisienne qui se hâte vers ce qu’elle veut de la vie, un peu d’humour pour maquiller l’angoisse et du désir pour que cela bouge ! Elle est comédienne, s’habille comme moi et m’emprunte quelques uns de mes mots.
Etes-vous une parisienne ?
Agnès Soral : Si être parisienne, c’est connaître de Paris son mode d’emploi pour en choisir les bons moments, les bons endroits, alors oui j’en suis une ! Je l’explore pour son côté villages. Paris petit, mais aussi Paris grand, où la foule parfois vous efface pour vous laisser à votre intimité, même si la notoriété fait perdre ce privilège. Je suis une Parisienne avec plus de sourires.
• Questions à Alessandra Martines :
Quel genre de parisienne interprétez-vous ?
Alessandra Martines : La plus italienne des Parisiennes ! Et c’est la première fois que je n’interprète pas un rôle de composition.
Etes-vous une parisienne ?
Alessandra Martines : Je suis une vraie Parisienne quand je vais à Rome et une vraie Romaine lorsque je suis à Paris.
• Questions à Michèle Bernier :
Quel genre de parisienne interprétez-vous ?
Michèle Bernier : C’est une Parisienne qui travaille dans un club. Elle est très amoureuse de son patron, qui lui, ne veut pas d’elle. Elle me ressemble dans la mesure où mes histoires d’amour, sur l’échelle de Richter de l’amour, ne sont jamais sur le bon niveau. J’essaie de lui donner un peu de ce que j’ai moi.
Etes-vous une parisienne ?
Michèle Bernier : Ah oui, de souche. Je suis née à Paris, c’est ma vie. Il n’y a que là où j’aime être, il n’y a aucun autre endroit au monde où je me sens heureuse.
• Questions à Cyrielle Claire :
Quel genre de parisienne interprétez-vous ?
Cyrielle Clair : Elle est chic, amoureuse et peureuse, plutôt conservatrice, sûre de sa position sociale et de son bon goût, à l’affût de la nouveauté, avec l’angoisse de rater quelque chose, et finalement assez préoccupée du regard des autres, tout en étant
prompte à la critique.
Etes-vous une parisienne ?
Cyrielle Clair : Absolument ! Toujours pressée, voir stressée ; un brin frivole, et ne supportant pas le carcan de la vie provinciale (du moins ce que l’on peut imaginer).
• Questions à Mathilde Vitry :
Quel genre de parisienne interprétez-vous ?
Mathilde Vitry : Une opportuniste. Comme dit Claude, on est fidèle tant quand on n’a pas trouvé mieux, je n’hésite pas à tromper mon mari pour trouver mieux, quelqu’un qui va faire avancer ma carrière.
Etes-vous une parisienne ?
Mathilde Vitry : Ah oui ! Une pure Parisienne. Même à St-Rémyde-Provence ou aux Portes-en-Ré, je cherche toujours un peu de Paris.
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