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Au début du film, Mélanie est décrite comme une fille qui a “une nature, mais une nature ratée” !
Ca correspond à la genèse de Mélanie, c’est-à-dire à une succession d’erreurs et de choses pourries (rires). Elle n’est pas victime, mais les événements lui glissent dessus : elle est effectivement ratée mais elle s’en fiche un peu. A partir de l’instant où elle en a pris son parti, elle l’assume... Suite...
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Est-ce l’incorrection du scénario qui vous a décidée à faire le film ?
Oui. J’aime beaucoup le ton ironique, cynique et parfois violent, surtout lorsque l’on fait le pari de l’intégrer à une comédie déjantée. J’avais déjà repéré le ton novateur d’Allan et de Jean-Patrick dans un précédent scénario qu’ils avaient écrit. J’aime leur volonté de casser les codes, d’oser se rapprocher de la BD, tout en racontant une histoire qui pourrait être réaliste. Suite...
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Est-ce habituel de tomber sur un scénario irrévérencieux et fantaisiste comme celui de Vilaine (2008) ?
Je n’avais jamais lu un scénario avec un ton comme celui-là. J’y ai surtout vu une fable drôle et émouvante. J’avais déjà rencontré Allan et Jean-Patrick quelques années auparavant, sur un pilote pour la télévision où ils m’avaient proposé le rôle principal, mais le projet n’avait pas abouti. Suite...
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Est-ce que, à l’instar de Pierre François Martin-Laval, le déguisement participe au plaisir de la composition ?
Absolument. Le déguisement, l’aspect physique, les traits qu’on se dessine, tout cela nourrit le jeu. Comme Blandine fait partie d’un trio, il fallait la singulariser : il y avait déjà une blonde, une brune, donc je suis devenue la rousse pour appuyer l’aspect bédé et conte de l’histoire. Suite...
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Est-ce que vous avez eu l’impression de tourner une fable sentimentale ou plutôt acide ?
A la première lecture, j’étais davantage dans la fable sentimentale. Comme j’écris moi-même dans des registres un peu acides ou corrosifs, je n’étais pas choqué par certains passages (rires). Il y a également un côté poétique qui m’a beaucoup plu. Je me sens assez proche du style d’humour de Vilaine (2008) , notamment lorsque l’on bascule dans le loufoque. Suite...
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Incarner une bimbo décérébrée, est-ce un bonheur de comédienne ou un rôle casse-gueule ?
Casse-gueule, on verra plus tard (rires). Mais, c’est évidemment passionnant de jouer un personnage comme Jessica : il faut vraiment faire marcher son imaginaire, y aller à fond et sans retenue. Suite...
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“Ma pauvre chérie, tu es vraiment tombée sur le seul handicap qui ne soit pas remboursé par la Sécu” : c’est l’une des répliques que votre personnage adresse à sa fille Mélanie… en parlant de sa gentillesse !
C’est une réplique qui est drôle en soi et qui fait mouche immédiatement. Elle est tellement juste aussi : il ne fait pas bon être gentil de nos jours (rires). Suite...
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Fabrice Goldstein : La première fois que nous avons rencontré Allan et Jean-Patrick, ils ont commencé par nous parler de Vilaine (2008) et nous avons été conquis. Leur talent d’écriture était évident, mais c’était important pour nous qu’ils fassent leurs premières armes de réalisateurs sur un court. Suite...
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Avec cette histoire de vilain petit canard se métamorphosant en impitoyable revancharde, on est entre le conte… et les films des frères Farrelly.
Allan Mauduit : Merci, c’est ce qu’on a essayé de faire dès le départ : un conte moderne qui pioche dans tous les registres d’humour mais sans jamais perdre le fil de l’histoire. On n’a pas dérogé aux règles du conte. La modernité vient du traitement qu’on a donné à cette fable. Suite...
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