Quelques semaines avant le débarquement de Normandie, le Major Reisman reçoit pour mission d'accomplir une opération-suicide en territoire ennemi. Les hommes qui l'accompagneront ne sont pas des soldats d'élite mais la lie de l'armée, une bande de déserteurs et d'assassins, tous condamnés aux travaux forcés ou à la peine de mort. Tout semble opposer ces fortes têtes auxquels Reisman fait suivre un entraînement de fer. Cimentant leur cohésion et tentant de dompter leur agressivité, le Major va pouvoir tester le moral et l'efficacité de ses hommes au cours d'importantes manoeuvres...
Les 12 salopards
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Robert Aldrich a déjà montré la guerre et ses tragiques conséquences dans Attaque! en 1956, où des soldats sont en proie à la peur et victime de la lâcheté et de l'incompétence de leurs officiers.
Idem pour le producteur Kenneth Hyman qui avait produit quelques mois plus tôt La colline des hommes perdus de Sydney Lumet.
Le réalisateur condamne ici l'armée et la guerre : " Je pense que la guerre réveille à la fois le meilleur et le pire en l'homme mais pas seulement le pire. Prenez la séquence où Jim Brown sprinte à travers la cours du château, laissant tomber des grenades dans les systèmes de ventilations aspergés d'essence : j'ai essayé de dire là que ce ne sont pas seulement les Allemands qui commettent des actions particulièrement atroces et que les Américains et d'autres agissent de même. La guerre est déshumanisante : il n'y a pas de guerre propre. Quand quelqu'un est impliqué dans une guerre, il l'est bel et bien, point final." Robert Aldrich
Le film pose d'ailleurs un dilemme en proposant à des hommes condamés pour des assassinats, d'en commettre d'autres.