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Né
le 03 Septembre 1953
à Roanne, France |
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Jean-Pierre Jeunet est né le 3 septembre 1953. Parisien d’origine, il s’intéresse très rapidement au cinéma, avec une prédilection pour le fantastique, mais surtout pour un cinéma où la forme compte autant que le fond... Passionné par l’animation, il s’initie aux techniques du dessin animé et fait la rencontre de Marc Caro (alors dessinateur) au Festival du Film d’Animation d’Annecy. Devenus amis, tous deux écrivent dans "Fantasmagorie", un fanzine que Caro a créé en 1974. Séparément, Jeunet s’épanche sur l’animation dans le mensuel de BD "A suivre..." A la fin des années 70, c’est en solo que Jean-Pierre Jeunet réalise son premier court métrage, L’évasion, suivi en 1981 par Le Manège (1979) autre court cette fois fort remarqué, et qui remporte le César. Faisant équipe avec son acolyte Marc Caro, il réalise Le Bunker de la dernière rafale (1981) délire visuel naviguant entre l’heroïc-fantasy et la science-fiction post-punk, qui deviendra rapidement culte pour les quelques happy-fews qui parviennent à le voir. Jeunet tourne également des publicités, réalise des clips ("La fille aux bas nylons" de Julien Clerc), s’inspire d’une BD de Caro pour son troisième court en solo Pas de repos pour Billy Brakko (1984) Foutaises (1989) (1990), catalogue nostalgique des plaisirs de la vie, et réalisé en duo avec Caro et en noir et blanc avec Dominique Pinon (déjà) dans le premier rôle, sera le premier court métrage de L’ère moderne de Jean-Pierre Jeunet. Déjà, ses obsessions affluent : les souvenirs d’enfance, l’intemporalité, Paris, et puis aussi le souci d’une mise en scène plastiquement parfaite, magnifiée en cela par le travail remarquable du chef opérateur Darius Khondji.
La paire Jeunet/Caro franchira le pas du long métrage en 1991 avec Delicatessen (1991) l’histoire d’un immeuble dans lequel se déroulent des événements peu orthodoxes au cours d’une étrange guerre. Le film, d’une splendeur plastique rarement égalée au cinéma, mais dont le scénario n’est pas sacrifié pour autant, remportera un très grand succès populaire et glanera quatre César (Meilleur premier film, Meilleur scénario, Meilleur montage et Meilleure direction artistique) avant de poursuivre une brillante carrière dans le monde entier. Leur deuxième film mettra près de quatre ans à se concrétiser, mais le projet est de taille. La Cité des enfants perdus (1995) est en effet truffé d’effets spéciaux (dix-sept minutes, pour un total de cent quarante-quatre plans), souvent inédits et nécessitant de tous nouveaux logiciels conçus pour l’occasion. Ce film, l’histoire d’un savant fou qui kidnappe des enfants pour leur voler leurs rêves, gagnera le César de la Meilleure direction artistique et sera à nouveau distribué dans le monde entier avec succès.
Se séparant (provisoirement) de Caro, Jeunet poursuit dès lors sa route vers les Etats-Unis, faisant, comme à l’accoutumée, équipe commune avec son (autre) complice de toujours Dominique Pinon pour le quatrième volet de la série des Alien : Alien, la résurrection (Alien: Resurrection) (1997) Si l’entreprise est colossale pour le Frenchie qui ne maîtrise pas très bien l’anglais, le résultat est à la hauteur des espérances, et l’univers de Jean-Pierre Jeunet s’accommode très bien des délires graphiques propres à la saga de la pauvre Ripley, clonée et obligée de défier encore et toujours les néfastes aliens, malgré un lien charnel entre elle et eux qui prend de l’ampleur. Le succès est au rendez-vous encore une fois, mais Jean-Pierre Jeunet, au lieu de s’exiler définitivement à Hollywood, préfère aujourd’hui revenir en France et à ses obsessions de toujours : l’amour des petites gens, des tronches impossibles et des histoires d’amour lunaires. Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2000) est l’occasion de prouesses techniques et artistiques éblouissantes, avec, aux commandes de l’image, le talentueux Bruno Delbonnel. Immense succès populaire et critique, Amélie remporte 4 Césars (Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure musique), obtient 4 nominations aux Oscars et triomphe dans le monde entier.
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Où écrire à Jean-Pierre Jeunet
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c/o Art Media
20, avenue Rapp
75 007 Paris
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