Autodidacte, Cédric Kahn débute dans le cinéma comme assistant monteur, grâce notamment au monteur Yann Dedet qui le fait intégrer comme assistant le montage de Sous le soleil de Satan (1986) de Pialat. Le premier film de Cédric Kahn, Le Bar des rails fut sélectionné au Festival de Venise et Trop de bonheur (1994) a remporté le Prix Jean Vigo et le Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes.
En 1996, il tourne un téléfilm pour Arte, Culpabilité zéro (1996) avant de réaliser en 1998 L'Ennui (1998) , son troisième long métrage, sélectionné au Festival de Venise et lauréat du Prix Louis Delluc. Son dernier film, Roberto Succo (2001) sur la vie du serial-killer du même nom, a été présenté en compétition dans la Sélection Officielle du 54e Festival de Cannes 2001.
Parallèlement à son métier de réalisateur, on a pu voir Cédric Kahn à l’écran dans le film de Xavier Beauvois N'oublie pas que tu vas mourir (1995) et dans La Vie moderne (1999) de Ferreira Barbosa.
Quant à sa façon de travailler, Cédric Kahn tourne sans répétition. Il filme les scènes directement en orientant les acteurs jusqu’à ce qu’il ait l’effet voulu, puis regarde les rushs en fin de journée pour vérifier qu’il a bien ce qu’il voulait et retourne les scènes dont il n’est pas satisfait si nécessaire. Il se soucie peu des contraintes techniques auxquelles il se dit plutôt hermétique, et sort donc facilement des règles académiques de la mise en scène, ou du montage. Pour lui, le cinéma est l’art de l’incarnation, c’est-à-dire le croisement du script et de l’interprétation des acteurs. Une façon de faire bien à lui, cet autodidacte reconnu par ses paires en étant choisi comme Président du jury à l’examen d’entrée de La Fémis en 2001.
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