Jusqu’en 1975, mes parents ont fait partie des familles aisées du Cambodge. Mon père, d’origine indienne et de nationalité française, faisait du commerce avec les pays étrangers et ma mère, cambodgienne, était une jeune productrice de cinéma. Elle travaillait sur son cinquième film quand les Khmers Rouges nous ont chassés de notre maison et entraînés dans les camps de travaux forcés : une apocalypse.
Je garde les souvenirs d’une enfance baignée dans le milieu du cinéma et l’émerveillement des tournages. De là peut-être cette nécessité de mettre en scène les événements marquants de la vie, de saisir les émotions et de restituer les souffrances dont j’ai été témoin. Mon parcours m’a permis de connaître l’indigence et le confort. Il a forgé une profonde JOIE de VIVRE.... Suite...