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Corine Marienneau © Photo Chantal Godeau

Corine Marienneau
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RTL9  Jeudi - 13:35
Les Remords d'une mère
M6  Jeudi - 13:45
Mission Caraïbes
Canal +  Jeudi - 14:00
L'Affaire Rachel Singer
TF1  Jeudi - 14:55
La Vérité en face
France 3  Jeudi - 15:00
L'Ami d'enfance de Maigret
RTL9  Jeudi - 15:10
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M6  Jeudi - 15:45
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TF1  Jeudi - 16:35
Grey's Anatomy - 3.03 : A pile ou face
Canal +  Jeudi - 16:35
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TF1  Jeudi - 17:25
Grey's Anatomy - 3.04 : Maux de coeur
France 3  Jeudi - 20:35
Pas si simple
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Gulli  Jeudi - 20:45
Les Quatre Charlots mousquetaires
Canal +  Jeudi - 20:50
Desperate Housewives - 8.16/23 : Achève-moi si tu peux
M6  Jeudi - 20:50
4 Mariages et 1 Enterrement
Canal +  Jeudi - 21:35
Desperate Housewives - 8.17/23 : Si c'était à refaire
NT1  Jeudi - 22:30
Hot Shots ! 2
Direct Star  Jeudi - 22:30
Mission to Mars
Née le 07 Mars 1952  à Paris, France

Un film vient d’être consacré à la vie de Soeur Sourire. L’histoire de Corine Marienneau pourrait – sans comparaison de parcours aucune, bien sûr – fournir matière à un superbe « biopic » cinématographique ou télévisé, tant le rock français a eu aussi ses chapelles, ses icônes, ses anges et parfois ses démons. De ce côté-là, les filles eurent souvent la part belle, c’est-à-dire sombre, plongées corps et âme dans un monde éminemment masculin, traduisez machiste, et pour une Chrissie Hynde (Pretenders) qui revient par chez nous en ce moment, une Sharleen Spiteri (Texas) en solo, une Annie Lennox ou une éternelle Marianne Faithfull, que de destins contrariés, suspendus, interrompus. Que de Corine, Körin, Valérie, ou, comme dirait Souchon, « Filez nos belles enfances blondes, Edith Nylon, les nageuses à l’envers, la beauté d’Ava Gardner ».

De toutes ces filles, femmes et enfants du rock, pionnières de la Fender, reines de la Fretless, Corine Marienneau est sans doute la plus émouvante, vivante, attachante. La plus féminine, aussi. Normal, pour qui eut cinq soeurs, dont une jumelle, et ces attentions qui vont de pair dans les bonnes familles : cours de danse dès l’âge de 4 ans, leçons de piano, et un sens inné du rythme nourri par un séjour de ses parents aux Etats-Unis en 1949, trois ans avant sa naissance.

Ce qui revient à dire qu’elle aura 16 ans en 68, année Rimbaud de cette génération, où les bateaux du métro sont ivres et les livres écrits sur les murs.



Au lycée, elle fait des exposés en anglais sur… la naissance du blues, une de ses passions avec le jazz, le gospel et le folk. Et passant de la théorie à la pratique, elle part un an en 1972 comme fille au pair à Princeton (USA). D’une certaine manière, elle n’en reviendra pas, puisqu’à son retour, elle quittera le giron familial pour vivre sa vie, toutes ses vies, à commencer par celle d’artiste. La voilà chanteuse, danseuse de claquettes, puis locataire en 1974 d’une « maison de musique » à Saint-Cloud où se croisent Jean-Pierre Kalfon, Jacques Higelin, Valérie Lagrange, Jean-Louis Aubert, Olive, Richard Kolinka et Louis Bertignac, comme dans un film de Doillon. Ici on joue, on fume, on parle, on boit, on rêve, et si ce n’est pas la « maison bleue, adossée à la colline » de l’un, ni la « maison près de la Fontaine » de l’autre (celle-ci côtoie un chemin de fer !), ils sont assis sur le même nuage. Et l’avenir est là, qui frappe à la porte avec un bruit de pierres qui roulent.

Un premier groupe, Shakin’Street, accueillera quelques mois le tandem/couple Corine et Louis. La suite fait partie de la légende. La formation de Jean-Louis Aubert, Daniel Roux et Richard Kolinka – Sémolina – s’étant séparée, ils ont besoin d’urgence d’un bassiste et d’un nouveau nom. En 1976, Corine inaugure donc Téléphone, prenant même la première place de leur pochette, « si belle et si dangereuse » comme dit alors Philippe Manoeuvre.

Personne n’oubliera « Hygiaphone » ou « Metro c’est trop », cri primal d’un rock hexagonal qui fait écho au punk britannique.



Ce sera son disque préféré. Le suivant, « Crache ton venin » (1979), les met tous à nu en couverture, et embrase les eighties avec sa fameuse « Bombe humaine ». Pour la première fois, un groupe français tient le haut du pavé, servi par un éditeur/ producteur de choix, Philippe Constantin, et un manager de choc, François Ravard.

L’année suivante, le 30 cm « Au coeur de la nuit » transforme l’essai avec le titre éponyme et avec « Argent trop cher », suivi de « Dure limite » (« Ca c’est vraiment toi », « Le chat », cosigné et interprété par elle-même), puis d’« Un autre monde » en 1984 (« New-York avec toi »). À la production, on retrouve les plus grands d’alors : Bob Ezrin, l’homme de « Berlin », précédé de Martin Rushent et Mike Thorne. Et à la signature de la plupart des titres, Aubert/Téléphone, ou encore le mémorable Aubertignac/Téléphone. C’est-à-dire le groupe, dans lequel la bassiste la plus célèbre de France s’emploie à se faire une place (« Je ne suis pas bassiste, je suis bassiste de Téléphone »). Pas facile de concilier « Richard l’air, Jean-Louis le feu, Louis l’eau et Corine la terre » : son titre « Je brûle », écrit en 1980, ne paraîtra que… 15 ans plus tard ! Comme par hasard, c’est à l’extérieur du groupe qu’elle fera ses vrais premiers pas d’auteur, en signant deux textes pour « Subway », de Luc Besson, sur des musiques d’Eric Serra (« It’s only mystery »).

Quand le groupe se sépare, le 3 mars 1986, elle tourne avec Les Visiteurs, de Louis Bertignac, qui enregistre un de ses titres, « Les bêtes » et rencontre de jolis succès (« Rêves », « Ces idées-là »). C’est le début d’une nouvelle vie, dans tous les sens du terme puisque sa fille naît en 1989, et que le cinéma l’intéresse autant que la musique.

La ligne de Téléphone est désormais coupée, et les Visiteurs referment à leur tour la porte en 1991.



À 40 ans, Corine se retrouve seule face à elle-même, elle a tout vécu (« La route, la nuit, le succès, la descente, l’amour, le mensonge, la drogue douce, dure… ») et doit maintenant assimiler, mettre à profit cette impressionnante expérience du monde. Un voyage intérieur qu’elle effectuera pendant trois ans avec un philosophe et psychologue clinicien, apprenant l’anatomie, la physiologie, la psychologie : la vie. Il n’y a pas d’âge pour ça.

Toujours fidèle à Louis, qui se fait des scènes mémorables et l’y convie, et en « mal » du groupe qui l’a à la fois révélée et étouffée, elle sort enfin de sa « quarantaine » en 2002 avec un très bon disque, qui porte juste son prénom : « Corine » (« Les hommes que j’aime », « Je suis femme »…). Du Nouveau Casino au Café de la Danse, elle se rôde, se dérouille, se reconstruit. Mais elle a besoin d’un autre espace pour s’exprimer : ce sera en 2006 son livre « Le fil du temps » (éd. Flammarion), où elle témoigne sans fard ni concessions d’une vie d’artiste au féminin. Une thérapie et sa catharsis, en même temps qu’un document historique.

Aujourd’hui apaisée, sereine, et d’une vraie beauté intérieure qui sourit au monde, Corine peut enfin assumer ce qu’elle a été et reste pour plusieurs générations de spectateurs : la première femme du rock français, tour à tour muse, égérie et alter ego de « ses » trois garçons qui n’ont pas fini de nous rappeler, en direct de nos vingt ans, pour nous dire que « la vie n’a pas de prix ».

1974 – 1975 : danseuse dans une troupe de claquettes

1976 – 1986 : bassiste/choriste/auteur-compositeur du groupe TELEPHONE. Tournées

1985 : second rôle dans MOI VOULOIR TOI de Patrick Dewolf
- Actrice muette dans les clips scénarisés de TELEPHONE réalisés par Julian Temple

1986 – 1991 : bassiste/choriste/auteur-compositeur du groupe LES VISITEURS. Tournées
Actrice muette dans les clips scénarisés des VISITEURS réalisés par Costa Kekemenis avec Artus de Penguern.

1988 : chanteuse de rue dans Les Jupons de la révolution : Talleyrand ou Les lions de la revanche (1989) réalisé par Vincent de Brus

1993 : rôle dans Jezebel (1993) court métrage de Florence Bandrier.

2002 : sortie d’un album solo CORINE chez Atmosphériques. Tournées.

2006 : sortie d’un récit autobiographique LE FIL DU TEMPS chez Flammarion.

2008 : premier rôle dans En attendant demain (2007) court métrage de Pascal-Alex Vincent issu d’un concours de scénarios contre les discriminations produit par le CRIPS.

2009 : rôle de la grand-mère dans Angèle et Tony (2009) premier long métrage de Alix Delaporte.

2010 : rôle de la nounou dans Monsieur Papa (2010) premier long métrage de Kad Merad.
Quelques infos sur Corine Marienneau
- Basse et chant des groupes 'Téléphone' et 'Bertignac et les Visiteurs'
- Prix René Jeanne (Printemps 2009).

Corine Marienneau : DVD/Blu-ray, livres, ...

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Titre de films : A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z 0-9

Personnalités : A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z 0-9


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