Né
à Saint-Tropez, Var, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France en 1952
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«Où sont passées les images ? Elles attendent leurs heures, plus patientes que jamais, sans passé ni futur, pour montrer leurs figures dans un monde d’abstraction. Les miennes sans prétention sont comme la nature, elles n’aiment pas le vide, elles n’aiment pas qu’on les mette en cage par une appellation. Le style est autodidacte, il grandit tout seul. S’il est gauche, c’est voulu. La très technologique perfection doit avoir son pendant. On ne peut compter que sur ce qu’on imagine.»
Martin Lartigue
Martin Lartigue est un enfant de la balle et du pinceau. Il est né à Saint-Tropez en 1952. Sa mère Janette Pico est comédienne et chanteuse.Tout de suite et très naturellement donc, Martin débute dans le métier de comédien. Il devient célèbre avec le Tigibus de La Guerre des boutons (1961) . Viennent ensuite Bébert et l'omnibus (1963) et beaucoup de personnages. Vient aussi le théâtre avec Robert Dhéry et son «Vos gueules les mouettes !» Plutôt que de fréquenter l’école, il passe beaucoup de temps dans l’atelier de son père, Dany, artiste peintre et celui de son grand-père Pico, décorateur, qui deviennent ses maîtres. Il réalise un dessin animé, façon lanterne magique produit par Xavier Gélin. Ses incursions actives dans le monde très collectif du cinéma lui offrent vite les éléments possibles d’une odyssée toute personnelle. Bercé de cette profusion de créativité et de collectivité, il s’invente sa propre mythologie. Il décide d’être peintre et d’exprimer dans ses peintures toute l’émotion du comédien qu’il choisit de ne plus être, sans doute pour préserver la pureté et la justesse instinctives de son point de vue d’enfant, sans doute aussi pour accéder en silence à ses propres émotions. Si ses peintures sont bavardes comme il le dit lui-même, Martin lui est un homme de silence.
Ce n’est que depuis 1980 que Lartigue montre ses œuvres. D’abord dans le Gard où il vit une dizaine d’années, puis depuis 1990 dans les différentes galeries parisiennes de Frédéric Roulette (galerie Horloge, galerie Saintonge, galerie les Singuliers), à la galerie Artec à Mannheim, en Allemagne. Il participe aussi depuis peu à des salons singuliers comme Nov’art à Bordeaux, Hors normes à Praz, le 3e salon d’Art singulier à Bames... Martin Lartigue partage son temps entre les Landes et l’Ardèche où était la maison familiale de son autre grand-père, Jacques Henri.
J’ai rencontré Martin Lartigue quand je travaillais pour Uzeste Musical dans les Landes. Ensemble et en silence, nous avons provoqué des ateliers autour de l’écriture et du graphisme. Nous avons raconté «L’histoire du soldat» dans un petit film muet. Ce sont les œuvres de Martin et la qualité de sa présence qui m’ont soufflé l’idée de cet hommage de l’ami peintre à Manuel. Durant le temps du tournage, chaque matin, l’équipe venait rôder autour de l’œuvre : le cercueil, ses gammes chromatiques d’une simplicité toute savante, une clef. Et puis un jour, on a mis le cercueil devant la caméra... L.D
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Quelques infos sur Martin Lartigue
Fils du photographe et peintre Jacques-Henri Lartigue, frère de François Lartigue
Page du site de la galerie Les Singuliers avec des oeuvres de Martin Lartigue : www.galerie-les-singuliers.com |
Martin Lartigue : DVD/Blu-ray, livres, ...
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