Issu du music-hall et du cinéma le plus commercial, un peu à l’exemple de Toto, Renato Rascel moule sa virtuosité comique sur le style de l’écrivain russe. Rascel est la prise mixte entre l’Italie et la Russie. Le XIXè siècle russe et les années cinquante italiennes avaient sans doute la misère et la bureaucratie en commun. Restait à trouver le niveau de coïncidence dans le ton, le système de traduction entre l’écriture de Gogol et le talent certes éclectique de Lattuada. Rascal ramène le film sans cesse dans la Péninsule. Il passe du détail comique le plus fin à la scène la plus gonflée de tragédie. On l’appelait « le Chaplin italien » et il en était fier jusqu’à le plagier par moments ; mais il vaut beaucoup plus que cette mauvaise définition.... Suite...