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Née
le 01 Juin 1926
à Los Angeles, Californie, USA |
Décédée
le 05 Aout 1962
à Los Angeles, Californie, USA |
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De son vrai nom : Norma Jean Mortensen
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Assurément la plus célèbre de toutes les actrices qui a créé le mythe de la femme blonde alors qu’elle est à l’origine brune, Norma Jean Mortenson est née le 1er juin 1926 à 9h30 du matin, à l’hôpital général de Los Angeles, en Californie. Avant sa naissance, le père de Marilyn s’était acheté une moto et avait pris la direction du nord de San Francisco, abandonnant le reste de sa petite famille à L.A.. La descendante directe du 5ème président des Etats-Unis, James Monroe, du côté de sa mère, a donc grandit sans véritablement savoir qui était son vrai père. Sa mère, Gladys, avait à l’époque plusieurs amants, confondant de ce fait sa fille quant à savoir qui était réellement son géniteur. Par la suite, Gladys donne à Norma Jean le nom de Baker, un prétendant antérieur à Mortenson.
Vivant dans la pauvreté, Gladys, qui est extrêmement séduisante et travaille pour les studios de la RKO sur le montage des films en tant que coupeuse de pellicules, souffre de maladie mentale dès le début des années 1930 et finira le reste de sa vie à passer d’un hôpital psychiatrique à un autre. Marilyn passe alors de maison adoptive en maison adoptive. À l’âge de neuf ans, elle est placée dans un orphelinat où elle reste 2 ans. Une fois sortie de l’orphelinat, elle rejoint pourtant une autre maison adoptive. Elle étudie un temps à la Van Nuys High School de Los Angeles mais n’en sort pas diplômée. Le 19 Juin 1942, à l’âge de seize ans, Marilyn se retrouve mariée à James Dougherty, un ouvrier d’usine d’avions âgé de 21 ans, parce que sa famille d’accueil ne la supporte plus. Le mariage ne dure que quatre ans et ils divorcent le 13 Septembre 1946, Marilyn s’y ennuyait. À cette époque, elle commence à utiliser le pseudonyme de Marilyn Monroe qu’elle adoptera officiellement le 23 Février 1956 après avoir obtenu l’ordre de la City Court de l’état de New York. Elle commence également à dessiner des costumes de bain et colore ses cheveux en blond. Miss Californie en 1947, divers photos d’elle font leur chemin jusqu’au public, dont certaines jusqu’au chef des studios de la RKO, le milliardaire Howard Hughes. Celui-ci offre alors à Marilyn un bout d’essai à l’écran, mais un agent propose les studios de la Fox, ceux-ci étant plus grand et plus prestigieux. Elle signe un contrat à 125$ la semaine pendant une période de six mois, puis se voit augmenter de 25$ à partir du renouvellement de son contrat.
Son premier tournage débute en 1947 avec une apparition dans L’Extravagante Miss Pilgrim (The Shocking miss Pilgrim) de George Seaton aux côtés de Clark Gable. Son interprétation suivante n’est guère plus importante. L’année 1948 voit la co-locataire de Shelley Winters, avec qui elle partage un appartement quelques temps avant de devenir célèbres toutes les deux, apparaître dans le médiocre Scudda Hoo! Scudda Hay ! (Scudda Hoo ! Scudda Hey!) . Les deux des trois brèves scènes où elle apparaît finissent sur le plancher de la salle de montage. Plus tard dans la même année, Marilyn décroche le rôle plus conséquent d’Evie dans Dangerous Years (1947) La Twentieth Century-Fox refuse de renouveler son contrat, Marilyn retourne donc à l’école de mannequin et d’acteur. C’est alors que les studios de la Colombia lui demande d’interpréter le rôle de Peggy Martin dans le film de Phil Karlson, Les Reines du music-hall (Ladies of the Chorus) où elle chante deux numéros. Malgré des critiques plus que favorables, la Colombia la laisse tomber après ce film.
Sa carrière d’actrice peinant à décoller, de nouveau, Marilyn revient à sa carrière de mannequin. En 1949, Marilyn apparaît dans La Pêche au trésor (Love Happy) avec les Marx Brothers, produit par les Artistes Associés. C’est également la même année où elle pose nue devant le photographe Tom Kelley pour le calendrier « Miss Golden Dreams » devenu célèbre et paru en 1953 dans le magazine Playboy, calendrier qui finalement relancera sa carrière, mais dont ni elle ni Kelley ne toucheront le moindre cent. Elle devait être la première double page centrale de Playboy dans la longue et illustre histoire du magazine.
1950 s’avère être une bonne année pour Marilyn. Non parce qu’elle apparaît dans cinq films, mais parce qu’on la remarque enfin dans deux des cinq rôles, celui d’Angela dans Quand la ville dort (The Asphalte Jungle) produit par la MGM et première collaboration avec John Huston, et celui de Miss Casswell dans Eve (All about Eve) de la Fox. Bien que les deux rôles se réduisent à de brèves apparitions, les fans du film se rappellent l’interprétation de la blonde sourde-muette.
1951, Marilyn obtient enfin un rôle relativement considérable dans Nid d’amour (Love Nest). Le public est enfin capable de la reconnaître, fasciné par l’exaltation d’une certaine innocence à travers son sex-appeal. D’ailleurs, lors du tournage, le maillot de bain de Marilyn fait sensation sur l’équipe du film au point que le réalisateur Joseph M. Newman est obligé de tourner les scènes où elle le porte en plateau fermé.
1952, celle qui ne porte que du Numéro 5 de Chanel pour dormir, multiplie les films à succès. Elle apparaît dans Troublez-moi ce soir (Don’t bother to knock) de son homonyme Roy Ward Baker dans lequel elle joue le rôle de Nell Forbes, une garde d’enfants légèrement déséquilibrée mentalement qui ne lui apporte pas les faveurs des critiques. La même année, elle incarne le rôle de Lois Laurel dans Chérie, je me sens rajeunir (Monkey business) où elle s’affiche pour la première fois en blonde platine – Jean Harlow était son idole -, et celui de Rose, femme en fuite en compagnie du rustre George, incarné par Robert Mitchum, sur le chemin des chutes du Niagara (1953) Durant ce dernier, Marilyn encore sous contrat, se retrouve moins payée que son maquilleur.
Son apparence devient alors sa marque déposée. En s’adaptant au fonctionnement hollywoodien, elle qui cherchait à s’imposer sans artifice, à être reconnu pour son talent, deviendra célèbre par sa plastique et le restera tout au long de sa carrière, au point peut-être de la mener à son malheur.
1953, Marilyn sait que sa carrière est en pleine ascension, mais en ayant étudié auprès de Lee Strasberg à l’Actors’ Studio de New York, elle connaît également ses limites de comédiennes. Elle apparaît dans Les Hommes préfèrent les blondes (Gentlemen prefer blondes) dans le rôle de Lorelei Lee, un film musical où elle interprète la célèbre chanson « Diamonds Are a Girl’s Best Friend ». La même année, elle fait la connaissance du champion de base-ball, le célèbre Joe DiMaggio, et pose pour le magazine Playboy en décembre dont elle fait la couverture.
Marilyn est maintenant fin prête pour le Box-office. Elle apparaît aux côtés de Betty Grable, Lauren Bacall et Rory Calhoun dans Comment épouser un millionnaire (How to marry a millionaire) réalisé par Jean Negulesco. Bien que ses partenaires obtiennent les éloges des magazines, Marilyn est la seule responsable de l’enthousiasme du public, en particulier de la gent masculine. Le 14 Janvier 1954, catastrophe pour une grande partie de la population masculine mondiale : Marilyn épouse DiMaggio. Heureusement, elle annonce son divorce parce que Joe souhaitait qu’elle abandonne sa carrière, divorce qui sera officiel le 27 octobre 1954 après une union qui n’aura durée que huit mois. A cette époque, elle part chanter en Corée afin d’encourager les troupes américaines. Dans cet intervalle, elle aura le temps de tourner dans la comédie musicale La Joyeuse parade (There’s no business like show business), rapidement suivi de l’inoubliable 7 ans de réflexion (The Seven years itch), pas seulement due à la qualité du film, mais surtout à la scène de la robe de Marilyn qui se soulève lorsqu’elle se tient au dessus d’une bouche d’aération du métro, seul film qu’elle tourne en 1955, qui, malgré sa notoriété, ne lui rapporte que 1.500 $ par semaine, mais qui a le mérite supplémentaire de révéler son talent comique.
1955, débute pour Marilyn les années difficiles. Elle se retrouve une deuxième fois suspendue par la Fox pour ne pas avoir volontairement travailler sur Deux filles en escapade (How To Be Very Popular), sa première suspension pour la même raison concernait le tournage de The Girl In Pink Tights, deux rôles finalement tenues par d’autres actrices. Dès lors, elle tourne moins en raison de ce que certains appelleront ‘ses caprices de star’ qui cache déjà un réel mal de vivre. Son comportement récurrent à être en retard sur les plateaux, à déclarer être malade trop souvent au goût des producteurs ou des réalisateurs, et généralement être peu disposée à coopérer avec eux et ses partenaires de tournage.
Dans Arrêt d’autobus (Bus stop) réalisé en 1956 par Joshua Logan, elle prouve finalement aux critiques qu’elle est capable de maîtriser un rôle dramatique. Le 29 Juin de la même année, elle épouse le célèbre auteur de pièce de théâtre, Arthur Miller, lors d’une cérémonie civile, puis deux jours plus tard, en cérémonie juive pour laquelle elle se convertie. Elle divorce du dramaturge le 20 Janvier 1960. En 1957, Marilyn part pour la Grande-Bretagne tourner aux côté de Laurence Olivier, également réalisateur de Le Prince et la danseuse (The Prince and the showgirl), dont elle est également co-productrice par le biais de sa maison de production, Marilyn Monroe Productions, fondée, semble-t-il, avec le photographe Milton Greene, le 31 Décembre 1955, film qui déçoit aux résultats du Box-office, malgré sa rentabilité. Après une année sabbatique en 1958, Marilyn revient sur grand écran dans la délicieuse comédie Certains l’aiment chaud (Some like it hot) entourée des géniaux Tony Curtis et Jack Lemmon qui passent la moitié du film déguisés en femme pour éviter leur débiteur et travailler au sein d’un orchestre uniquement féminin.
1960, alors que Bob Kane s’inspire de son portait pour dessiner sa Vicki Vale dans la BD de « Batman », Marilyn apparaît dans la production de George Cukor, Le Milliardaire (Let’s make love), aux côtés de Tony Randall et d’Yves Montand, dont les «rumeurs» persistantes d’une aventure avec la blonde actrice mais aussi chanteuse émérite, faillit lui coûter son mariage avec Simone Signoret. L’année suivante, Marilyn tourne ce qui allait devenir son dernier film achevé où elle retrouve une seconde fois John Huston, Les Désaxés (The Misfits), un film écrit à son intention par son mari Arthur Miller qui s’avère également être le dernier film de la carrière du légendaire Clark Gable, mort peu après, cette même année d’une crise cardiaque. Marilyn tourne le film pour le salaire conséquent de 300.000 $. Le film reste un succès autant public que critique.
En 1962, Marilyn obtient le rôle principal du film Something's Got to Give (1962) où elle a un chien qui porte le nom de Tippy, le même nom que celui du chien qu’elle avait étant enfant. Son absentéisme répété cause d’énormes retards dans la production, et Marilyn se retrouve renvoyée en juin. Malgré d’autres projets de films prévus, notamment Les Loups et les agneaux (The Stripper) ou Madame Croque-Maris (What a way to go) qui seront tout de même réalisés respectivement en 1963 et 1964, sa carrière semble alors finie. Les studios n’osent plus miser sur elle parce son comportement leur coûte des milliers de dollars, ce qui ne l’empêche pas d’être réintégrée sur le tournage auquel sa mort mettra un point final. Mais le film sera remanié puis tourné l’année suivante avec Doris Day sous le titre Pousse-toi, Chérie (Move over, Darling). A la même période, elle fait une apparition remarquée lors de la célébration de l’anniversaire du jeune président John F. Kennedy, lui chantant de manière langoureuse le traditionnel « Happy Birthday to You », avant de se retirer dans sa villa de Brentford à L.A.. Ce qui suffit à faire courir la rumeur qui semble plus ou moins fondée qu’elle fut sa maîtresse, à John comme à son frère Robert, tout deux assassinés peu après.
Le 5 Août 1962, sa femme de chambre la trouve nue, allongée sur le ventre dans son lit, victime d’une surdose de sédatifs. Elle n’a alors que 36 ans et les rumeurs les plus folles vont naître sur les circonstances de sa mort : du complot de la C.I.A, au rôle de la mafia ou encore la thèse de l’accident en passant par l’icône féminine qui ne parvient pas à rencontrer l’amour et, par désespoir, se suicide. Nul n’a pu confirmer l’une ou l’autre de ses versions à ce jour. Sa disparition semble devoir rester mystérieuse à jamais, condition sans doute nécessaire à la pérennité du mythe. Son testament nomme Lee Strasberg comme héritier à 75 % de sa fortune, estimée à 1,6 million de $, ainsi que le docteur Marianne Kris, sa psychanalyste, pour les 25 % restant, sa mère percevant à vie une rente de 5000 $ par an. Elle est enterrée au Westwood Memorial Park à Los Angeles, dans la crypte 24 du Corridor of Memories, où son ex-mari Joe DiMaggio lui déposa des roses fraîches pendant plusieurs années. Elue l’Actrice la plus Sexy de tous les temps, ainsi que la Femme la plus Sexy du Siècle par le magazine People en 1999, Marilyn n’a tourné que dans une trentaine de films tout au long de sa courte vie, et deux long-métrages retracent les évènements de sa vie, avec Catherine Hicks dans son rôle pour le téléfilm Marilyn, une vie inachevée (Marilyn : The Untold Story), et Theresa Russell pour Insignificance, mais le mythe légendaire de Marilyn demeure pour toujours dans l’histoire du cinéma.
Frédéric Raes
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Quelques infos sur Marilyn Monroe
Mariée 3 fois :
- Jim Dougherty (19/6/1942 - 13/9/1946)
- Joe DiMaggio (14/1/1954 - 27/10/1954)
- Arthur Miller (29/6/1956 - 20/1/1960) |
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