Né en 1964, Alain Beigel s’intéresse très jeune au monde du cinéma en général et à l’art dramatique en particulier, et apparaît, encore adolescent, dans La Boum (1980) et La Boum 2 (1982) ainsi que dans quelques autres films fort oubliables. Il suit ensuite les cours de la grande Tsilla Chelton et du non moins imposant Jean-Laurent Cochet avant de se faire remarquer, adulte, sur les planches dans Impasse 14, une pièce écrite par Laurent Bénégui. C’est le début d’une grande amitié entre l’acteur et le metteur en scène-producteur, qui fonde par la suite Magouric Productions, dont Beigel sera l’une des figures récurrentes. Il interprète d’ailleurs le rôle principal d’ Un Type bien (1990) première production Magouric et première réalisation de Laurent Bénégui. Beigel apparaîtra ensuite dans toute une flopée de courts métrages maison, comme Le Bus (1995) et Liberté chérie (1996) (qui sortira en salles) de Jean-Luc Gaget, et le moyen métrage 75 cl de prière, de Jacques Maillot. On le voit également en guide touristique, aux prises avec un bus de troisième âge dans A la vitesse d'un cheval au galop (1991) puis dans Au fond du cœur, réalisé par Jacques Doillon en 1993, autour des amours réunissant Benjamin Constant et Germaine de Stael. Parallèlement à une carrière de comédien qui peine néanmoins à décoller, Beigel se tourne vers la réalisation, et débute en 1997 avec le court métrage Il y a des journées qui mériteraient qu'on leur casse la gueule (1997) où apparaît déjà Bruno Solo, qui sera de l’aventure Mille bornes (1998) Si Il y a des journées... apparaît comme une comédie fondamentalement basée sur les dialogues et les situations, Mille bornes creuse en profondeur et distille une vraie sensibilité. Le réalisateur apparaît d’ailleurs furtivement dans son film, dans le rôle du mort.
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Alain Beigel : DVD/Blu-ray, livres, ...
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