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Né
le 04 Decembre 1922
à Cannes, Alpes-Maritimes, France |
Décédé
le 25 Novembre 1959
à Paris, Ile-de-France, France |
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De son vrai nom : Gérard Philip
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Né à la fin de l’année 1922 dans la future ville du plus grand festival international du cinéma, Cannes, Gérard Philipe, dont le père Marcel Philip, possède un cabinet de contentieux, puis devient administrateur-gérant d’hôtel à Grasse, a un frère, Jean, entrepreneur de construction au Maroc.
Dès son enfance, Gérard se destine, paraît-t-il, très tôt à devenir physicien. Mais cette idée lui sort par la tête avant qu’il n’ait atteint l’âge de 10 ans. C’est Marc Allégret qui, dès 1941, lui fait passer une audition, et l’envoie suivre des cours d’art dramatique. Il étudie le métier de comédien dans sa ville natale et côtoie Jean Wall et Jean Huet. Claude Dauphin, déjà comédien vétéran à cette époque le met en selle, ou plutôt en scène, et lui fait jouer ses premières pièces de théâtre, dont la toute première en 1942, s’intitule «Une grande fille toute simple» d’André Roussin avec Madeleine Robinson.
En 1942, Allégret le fait jouer une silhouette dans La Boite aux rêves réalisé par son frère Yves, et en 1943, Gérard Philipe s’installe à Paris, où il s’inscrit au Conservatoire et y obtient un second prix de comédie. En cette période de guerre, il participe à la Libération de Paris. Voisin d’Alain Resnais, celui-ci le fait tourner dans un de ses courts métrages en 16 mm : Schéma d'une identification (1946) où il incarne un "viveur en smoking". Le superstitieux et plutôt rebelle Gérard Philipe - en effet, contre toutes les normes de la superstition, il modifie son nom afin d’obtenir au total 13 lettres - connaît son premier succès sur les planches dès l’âge de 20 ans dans le rôle-titre de l’œuvre de Camus, « Caligula ». D’autres pièces suivent, notamment « Le Cid » ou « Le Prince de Hombourg ».
En 1945, la célébrité vient avec L'Idiot (1946) adapté de l’œuvre de Féodor Dostoievski. Mais c’est en 1947, après un petit rôle négligeable, qu’il explose au cinéma dans le film de Claude Autant-Lara, Le Diable au corps (1946) , où il incarne François Jaubert, un jeune sans expérience amoureux d’une femme mariée plus âgée jouée par Micheline Presle. Le film sorti, la célébrité lui tombe dessus presque immédiatement : les spectatrices assidues adorent la sensibilité, la beauté de ses traits et la robuste silhouette du charmeur Gérard Philipe, tandis que les hommes sont touchés par sa profonde tendresse et son caractère introspectif.
Bien plus polyvalent que ne laisse à penser les rôles dans lesquels il se retrouve confiné, « Lorsque vous pensiez qu’il a atteint sa limite, il en avait encore » s’enthousiasme René Clair à son sujet, Gérard Philipe endosse une belle collection de rôles riches et variés : Faust dans La Beauté du diable (1950) du cinéaste susnommé, l’ironique bravache Fanfan la Tulipe (1951) tourné en 1951 par Christian-Jaque - l’année où il épouse Nicole Foucade le 29 Novembre qui prendra le nom d’Anne Philipe -, l’artiste peintre Amédéo Modigliani dans Montparnasse 19 (1957) de Jacques Becker en 1957, entre autres. Sans parler de son interprétation inspirée de l’ambitieux antihéros hédoniste dans l’adaptation de deux des œuvres de Stendhal, La Chartreuse de Parme (La Certosa di Parma) (1948) réalisé en 1947 par Christian-Jaque, et Le Rouge et le noir (L'Uomo e il diavolo) (1954) réalisé en 1954 par Claude Autant-Lara.
En 1956, Gérard Philipe tourne ce qui sera son seul film en tant que réalisateur, où il se donne également le rôle-titre et participe à l’écriture, avec entre autre le grand écrivain français René Barjavel, du film Les Aventures de Till L'Espiègle (1956) qui met en scène le héros d’une vieille légende populaire.
Alors qu’il travaille sur le film La Fièvre monte à El Pao (Los Ambiciosos) (1959) de Luis Buñuel, Gérard Philipe souffre d’un cancer du foie et se retrouve victime d’une crise cardiaque. Il n’a alors que 36 ans, son corps repose au petit cimetière de Ramatuelle, près de Saint-Tropez. À l’image de Rudolph Valentino, Jean Harlow, James Dean ou Marilyn Monroe, il meurt à l’apogée de sa popularité, sa légende intacte encore aujourd’hui. En 1961, un timbre à son effigie est émis, honneur auquel seul l’immortel Raimu a eu droit avant lui. Anne, sa veuve, a écrit deux biographies de son mari, intitulées « Souvenirs » publié en 1960 et « Le temps d’un soupir » en 1964.
Frédéric Raes
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| Président du Comité National des Acteurs |
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