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Né
le 23 Decembre 1916
à Milan, Lombardie, Italie |
Décédé
le 07 Juin 2008
à Rome, Italie |
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Réalisateur et scénariste italien d’environ 90 films dont il co-écrit les histoires et les scénarios dans la plupart, Dino Risi est né à Milan en 1917. Après des études de médecine avec une spécialisation en psychiatrie, il commence une carrière professionnelle en tant que psychiatre avant d’entrer dans le monde du cinéma en tant que critique et scénariste de film. Au début des années 1940, il rencontre par hasard son ami Alberto Lattuada dans la boutique d’un ami. Lattuada lui propose de travailler en tant qu’assistant réalisateur sur Le Mariage de minuit (Piccolo mondo antico) (1940) réalisé en 1941 par Mario Soldati. Dino Risi accepte pour le côté expérience amusante mais pas comme un travail. Il renouvelle l’expérience en 1942 auprès d’Alberto Lattuada pour son film Giacomo l'idéaliste (Giacomo l'idealista) (1942) Il poursuit néanmoins sa carrière de psychiatre, et écrit par moment des articles pour le journal local et des critiques pour de nombreuses revues de cinéma.
Vers la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Dino Risi se réfugie en Suisse, ce qui lui donne la grande opportunité d’étudier à Genève sous l’égide du grand réalisateur Jacques Feyder. De retour en Italie en 1946, il trouve un producteur qui lui permet de commencer à tourner de courts documentaires et des fictions, au nombre d’une quinzaine en 1949. L’un de ses derniers courts-métrages, Buio in sala (1948) de 1948, est d’ailleurs acheté par Carlo Ponti. C’est à cette période, au début des années 1950, que Dino Risi décide d’abandonner complètement la psychiatrie pour se consacrer uniquement au cinéma. Il part alors à Rome et écrit le scénario de Pauvres mais beaux (Poveri ma belli) (1956) réalisé en 1956 qui lui permet d’acquérir la notoriété. Il y est notamment remarqué pour son habileté à employer l’humour du modèle Napolitain, humour qu’il s’attachera à utiliser à plusieurs reprises afin de commenter des situations sociales en Italie spécifiques, particulièrement sur la situation difficile des pauvres.
Le Fanfaron (Il Sorpasso) (1962) reste néanmoins le film de sa vie. Lors de la première du film, Dino Risi et son producteur Mario Cecchi Gori attendent à l’extérieur du cinéma, et s’inquiètent de ne voir aucun spectateur entrer pour voir le film. Dino Risi rentre alors chez lui désappointé. Mais 3 heures plus tard, un ami l’appelle et lui dit : « Dino, c’est formidable ! Le Fanfaron (Il Sorpasso) (1962) est un triomphe ! ». Le jour suivant, le cinéma est plein, toutes les places sont vendues, et Dino Risi devient une véritable star. Il dira : « J’ai fait plus de 50 films parce que j’étais sûre que l’un d’entre eux pouvait devenir un chef d’œuvre ». Ce succès n’est pas l’unique chef d’œuvre du réalisateur qui récidivera avec Parfum de femme (Profumo di donna) (1974) tourné en 1974 avec le grand Vittorio Gassman dans le rôle de Fausto que reprendra Al Pacino dans le remake de Martin Brest, Le Temps d’un week-end (Scent of a woman) en 1992.
A cette époque, la distribution de ses films en France n’est pas des plus organisées malgré la grande coopération franco-italienne du cinéma. Les films du talentueux Dino Risi ne rencontrera finalement les faveurs du public et de la critique françaises qu’à partir de 1972 avec Fais-moi très mal mais couvre-moi de baisers (Straziami, ma di baci saziami) (1968) tourné en 1968, et Une Poule, un train et quelques monstres (Vedo nudo) (1969) tourné en 1969.
Possesseur d’un Lion d’Or reçu pour l’ensemble de sa carrière en 1992 au festival de Venise, Dino Risi vit dans la suite d’un célèbre hôtel romain depuis qu’il a quitté, au milieu des années 1980, sa femme Claudia de nationalité suisse et avec qui il a Marco qui suit depuis les pas de son père, et dont il dit : « Je n’ai jamais aider Marco dans son travail. Il venait quelques fois sur les tournages alors qu’il était enfant, mais maintenant il travaille toujours sans aucune de mes suggestions. Je pense qu’il est un excellent réalisateur ».
Dino Risi s’est éteint le samedi 7 juin 2008 au matin à son domicile romain. Il était âgé de 91 ans. Le président de la République Giorgio Napolitano a déclaré "Dino Risi, observateur attentif et désenchanté des faits et des comportements, a donné une empreinte très personnelle à une longue période du cinéma italien", tandis que le nouveau ministre de la Culture Sandro Bondi précisait "Avec Dino Risi, le cinéma italien perd un de ses pères fondateurs". Une chapelle ardente a été installée le lundi matin suivant à la maison du cinéma de Rome, Villa Borghese, pour une cérémonie que la famille a souhaité "rigoureusement laïque".
Frédéric Raes
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