Né à Grenoble en 1966, où ses parents, d’origine tunisienne, s’étaient installés quelque temps auparavant, Sami Bouajila découvre le cinéma aux côtés de son père, puis, décidé à devenir comédien, effectue deux années au Conservatoire Régional de sa ville avant d’enchaîner sur le Centre Dramatique de Saint-Etienne. Après s’être forgé une solide expérience sur scène (La dispute de Marivaux, La nuit des rois, Roméo et Juliette et Othello de Shakespeare, Mangeclous d’Albert Cohen, Sallinger de B.-M. Koltès...), il arrive en 1991 à Paris ou Philippe Galland lui propose le rôle principal de La Thune (1991) Récompensé d’une mention au prix Michel-Simon pour cette incarnation douce-amère d’un démerdard de banlieue, Sami tourne ensuite Les Histoires d'amour finissent mal... en général (1992) apparaît dans le film tunisien Les Silences du palais (Saimt el Qusur) (1994) et tient surtout la vedette du très joli Bye-bye (1995) de Karim Dridi, dans lequel il jouait un jeune homme débarqué à Marseille, devant organiser le départ de son jeune frère vers le bled. Alors qu’il poursuit une carrière théâtrale consistante (Roméo et Juliette, La chevauchée sur le lac de Constance, etc.), Sami Bouajila s’attache également à développer au cinéma un personnage de jeune beur au-delà des clichés primaires, et enchaîne des films aussi différents que la rêverie fantastique Anna Oz (1996) le film d’époque Artemisia (1997) la comédie Le Déménagement (1996) voire le thriller hollywoodien Couvre-feu (The Siege) (1998) dans lesquels, promu terroriste international, il a pour partenaires Bruce Willis, Denzel Washington et Annette Bening. Pote en galère de Jean-Pierre Darroussin dans Inséparables (1999) étudiant marocain qui tombe amoureux d’une Française mais se heurte aux barrières de l’administration dans Nos Vies heureuses (1998) séropositif très positif dans la ballade bucolique Drôle de Félix (1999) réfugié tunisien dans le très âpre La Faute à Voltaire (2000) et transsexuel généreux dans Change-moi ma vie, le comédien incarne également un loulou bariolé dans le Nid de guêpes (2001) de Florent Emilio Siri. Un rôle paradoxalement plus léger que ceux qu’il a pu tenir auparavant, souvent chargés d’un vécu douloureux. Rebondissant de rôle en rôle, il est aussi de la parade jet-set du film de Michel blanc, Embrassez qui vous voudrez (2002) avant d’incarner le frère de Jalil Lespert dans Vivre me tue (2001)
|
Sami Bouajila : DVD/Blu-ray, livres, ...
|