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Né
le 13 Avril 1931
à Boulogne-sur-Mer, Hauts-de-Seine, Île-de-France, France |
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Né le 13 avril 1931 à Boulogne-sur-Mer. Réalisateur, co-scénariste et souvent co-producteur de ses films.
Les trois premiers films de Michel Deville Ce Soir ou jamais (1960) (Festival de Mar-del-Plata), Adorable menteuse (1961) A cause à cause, d’une femme (Festival de Carthagène) sont contemporains de la Nouvelle vague, sans appartenir à cette école. Ils partagent avec elle une économie de production indépendante et modeste, certains comédiens (Anna Karina), une liberté dans le scénario, dédramatisé et débarrassé d’enjeux fictionnels conventionnels.
Suivent une série de films de commande : L'Appartement des filles (1963) Lucky Jo (1964) On a volé la Joconde (Il Ladro della Gioconda) (1966) Martin Soldat (1966) qui permettent au réalisateur-producteur de rembourser les dettes de sa société, dues à la défection d’un partenaire financier sur A cause à cause, d’une femme. Ils lui permettent aussi de tourner un film par an et de s’amuser avec des « films de genre ».
Benjamin ou les mémoires d'un puceau (1967) (Prix Louis Delluc 1968, Festival de Karlovy Vary), avec Pierre Clémenti, Michèle Morgan, Catherine Deneuve, Michel Piccoli est le film de la liberté retrouvée. Suivent, en 1968, Bye bye, Barbara (1969) en 1969, L'Ours et la poupée (1969) qui marque le retour de Brigitte Bardot et en 1970 Raphaël ou le débauché (1971) avec Françoise Fabian et Maurice Ronet, sélectionné au Festival de Canne et qui marque la fin de la collaboration avec Nina Companeez.
En 1972, La Femme en bleu (1973) est considéré par le réalisateur comme un second premier film. On y découvre un travail de déconstruction narrative et la présence de thèmes qui seront récurrents dans les films du réalisateur : la désillusion, le rêve impossible, l’imagination comme recours et comme survie – et l’association du désir assouvi, de la féminité et de la mort. Ces thèmes seront aussi au coeur des films suivants : Le Mouton enragé (1973) L'Apprenti salaud (1977) Le Dossier 51 (1978) (Prix Unifrance de la Presse Etrangère 1978, Prix du Meilleur film français par l’Association Française, 4 nominations aux Césars 78 et 2 Césars : Meilleur scénario et Meilleur montage, Coquille d’argent au Festival de San Sebastian, Festivals de Cannes ("Un certain regard"), New-York, Chicago, Namur, Belgrade).
Suivent une série de films explorant les formes et variations du sentiment amoureux : Le Voyage en douce (1979) (Festivals de Berlin et Los Angeles), Eaux profondes (1981) Les Capricieux (1983) (TV 1983), Péril en la demeure (1984) (Prix Georges de Beauregard 1985, Prix 813, Prix Méliès 1985, Prix de la S.A.C.D., 8 nominations aux Césars 85 et 2 Césars : Meilleur réalisateur et Meilleur montage, Prix Gutenberg 86 "meilleure adaptation d’un livre au cinéma", 1er Prix de la Photo au Festival de l’Image de Chalon/Saône, Palme d’argent au Festival de Valencia, Festivals de Berlin, Montréal, Londres).
Et entre ces films, en 1982, La Petite bande (1982) film « expérimental » pour enfants, sans dialogue (Grand Prix du Festival de Laon, 2e Prix au Festival de Francfort, Festivals de Moscou, Berlin, Istanbul).
Le Paltoquet (1986) avec Fanny Ardant, Daniel Auteuil, Richard Bohringer, Philippe Léotard, Jeanne Moreau, Michel Piccoli, Claude Piéplu, Jean Yanne, Prix du Cadre au Festival de l’Image de Chalon/Saône, Festivals de Venise, Montréal, Madrid, Istanbul, La lectrice (1988) avec Miou Miou (Grand Prix des Amériques au Festival de Montréal 1988, Prix Louis Delluc 88, Prix du Public et Prix de la Meilleure Image au Festival de l’Image de Chalon/Saône, 9 nominations aux Césars 89, Nomination aux Oscars 88 comme Meilleur film de langue étrangère, Festivals de Namur, Helsinki, Jérusalem, Tokyo, Telluride et Nuit d’été en ville, Festivals de Montréal, Toronto, Cologne, Namur, Dublin) ont par leur contenu et leur traitement une dimension imaginaire plus évidente.
Toutes peines confondues (1992) est une variation sur le film noir, le choix et la trahison (Festivals de Munich, Viareggio, Cambridge, Johannesburg, Valencia, Sarasota, Le Caire, San Juan, Pardubice), Aux petits bonheurs (1993) une autre sur le temps qui passe sur les couples (Festivals de Sydney, Israël, Copenhague, Edinburgh). La Divine poursuite (1996) prend des allures de conte fantaisiste pour parler de liberté, de détachement, de jeu et de jeunesse.
En 1999, La Maladie de Sachs (1999) (Prix de la mise en scène et Prix du scénario au Festival de San Sebastian, 1er prix du Festival de Chicago, Festivals de Mons, Rabat, Göteborg, Rencontres cinématographiques de Florence, Nominations au titre de meilleur scénario, réalisateur et comédien aux César 99 Prix Méliès, Prix de la critique) ouvre une direction de travail nouvelle, que Un Monde presque paisible (2002) (Festivals de Venise, Toronto, New-York, Melbourne, San Francisco, Athènes, Saragosse, Jérusalem…) continue d’explorer.
Un Fil à la patte (2004) est un retour à la vraie comédie, qui parle de désir, de trahison, d’argent, de jeu, de plaisir …
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Michel Deville : DVD/Blu-ray, livres, ...
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