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Né
le 17 Février 1946
à Annecy, Haute-Savoie, France |
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Né à Annecy le 17 février 1946, André Dussollier monte pour la première fois de sa vie sur les planches quand il a 10 ans, au cours d’une représentation théâtrale scolaire de "L’enfant de la rivière". Après son bac, il suit l’idée de ses parents et part pour Grenoble où il obtient deux licences de lettres modernes et une maîtrise. Mais il n’a pas complètement abandonné sa passion première pour la comédie, et monte, sur le campus, "Mort sans sépulture" de Sartre. Il débarque à Paris à l’âge de 23 ans, où il suit les cours d’Art Dramatique de Périmony, qui le préparent à entrer au Conservatoire. Il y est admis, et en ressortira avec un premier prix. Les portes de la Comédie-Française lui sont alors grandes ouvertes, et il en devient pensionnaire à partir de 1972. Un peu auparavant, Truffaut l’avait remarqué au théâtre, dans Léonce et Lena de Büchner, aux côtés de Jacques Spiesser, et lui avait permis de tenir son premier vrai rôle au cinéma dans Une Belle fille comme moi (1972) (la belle fille en question étant Bernadette Lafont). Dussollier alterne alors théâtre et cinéma, décrochant son premier grand rôle dans Le Couple témoin (1976) du photographe William Klein, aux côtés d’Anémone. Il quittera les rangs de la Comédie-Française à la faveur d’une grève qui en suspend les activités, d’autant qu’il est de plus en plus demandé au cinéma (et à la télévision), où l’on s’arrache son physique de jeune premier romantique. On le voit aux côtés de Marthe Keller et de Charles Denner dans Toute une vie (1974) de Lelouch, et, entre 1973 et 1979, il aborde des registres fort différents, de l’onirisme élégant de Claude Chabrol dans Alice ou la dernière fugue (1976) l’érotisme de (bon) mauvais goût estampillé Joël Séria ( Marie-poupée (1976) ou la raideur de vitrail de Perceval le Gallois (1978) d’Eric Rohmer...
C’est au début des années 80 qu’André Dussollier trouve la pleine mesure de son talent grâce à Alain Resnais, qui en fait, aux côtés de Pierre Arditi et de Sabine Azéma, un de ses acteurs fétiches. On le verra ainsi dans La Vie est un roman (1982) L'Amour à mort (1984) et Mélo (1986) où le réalisateur français joue du charme acidulé et littéraire du comédien blond vénitien. De jeune premier, l’acteur devient une valeur sûre du cinéma français, parfois estampillé «acteur intello». C’est alors qu’il a le flair d’accepter un rôle dans une comédie réalisée par Coline Serreau, Trois hommes et un couffin, où, aux côtés de Michel Boujenah et de Roland Giraud, il doit s’occuper d’un bébé abandonné par sa maman. Le triomphe est sans appel : près de trois millions d’entrées sur Paris ! Sans vraiment endosser le registre comique, André Dussollier n’en devient pas moins une véritable star polyvalente du cinéma français, enchaînant les tournages à une cadence assez rapide, imposant progressivement un personnage chaleureux, viril mais pas macho, dont la rousseur et la peau blanche amènent un certain contrepoint sensuel.
Dans Les Marmottes (1993) , son personnage de quarantenaire intellectuel bourré de charme et de charisme fonctionne ainsi parfaitement. Les années 90 le voient partager son temps entre théâtre, télévision et cinéma, mais la fin des années 90 lui amènent un nouveau souffle sur grand écran. Employé d’une agence immobilière qui écrit des dramatiques pour la radio dans On connaît la chanson (1997) (rôle pour lequel il reçoit le César du Meilleur Acteur en 1998), de son mentor Alain Resnais, doux dingue qui s’extasie sur la vie dans Les Enfants du marais (1998) de Jean Becker ( qui lui confiera le rôle de l’avocat dans Un Crime au Paradis (2000) ) ou encore amoureux transi dans Voleur de vie (1998) , André Dussollier se tourne également vers le jeune cinéma français, en incarnant un homme qui tombe sous le charme d’une jeune fille un peu extra-terrestre dans Aïe (2000) de Sophie Fillières, ou bien un inspecteur de police alcoolique dans Scènes de crimes (1999) de Ludovic Schoendoerffer.
Actualité multiple ces temps-ci puisque André Dussollier a enfilé les rouflaquettes du commissaire Lautrennes, éternel sceptique devant l’énigme Vidocq (2001) puis la tenue du chirurgien de La Chambre des officiers (2001) pour lequel il reçoit le César du meilleur second rôle en 2002. Après le film d’Etienne Chatiliez, Tanguy (2001) , le comédien a retrouvé Coline Serreau, Michel Boujenah et Roland Giraud pour 18 ans après (2002) , la suite de Trois hommes et un couffin.
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Quelques infos sur André Dussollier
| Parfois crédité sous le nom André Dussolier |
Où écrire à André Dussollier
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20, av. Rapp
75007 Paris
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