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Né
le 15 Mai 1920
à Paris, France |
Décédé
le 27 Juillet 1985
à Dourdan, Essonne, Île-de-France, France |
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Le plus grand dialoguiste du cinéma français est né à Paris, le 15 mai 1920. Le système scolaire déplaît rapidement au gamin du 14è arrondissement. Il apprendra alors le langage populaire dans les rues et tâtera dès son plus jeune âge à des métiers des plus variés comme coureur cycliste, opticien, soudeur à l’arc ou vendeur de journaux.
Chemin faisant, il parvient à obtenir le poste de rédacteur à ’l’Étoile du Soir’ dans lequel il publie une interview exclusive de Tchang-Kaï-Chek qui fait un certain bruit et dont il avoue vingt ans plus tard qu’il s’agissait d’une totale invention. Doté d’une insatiable logorrhée ainsi que d’une imagination sans limite, il capte facilement l’attention de son entourage qui lui conseille de mettre par écrit toutes ses histoires.
Michel Audiard ne se fait pas prier et commence par écrire des romans, notamment dans le genre policier (’Méfiez-vous des Blondes’, ’Massacre en Dentelles’, etc.) tous futures adaptations cinématographiques. Dans la foulée, André Hunebelle lui permet de rédiger son premier dialogue de cinéma pour son film Mission à Tanger (1949) réalisé en 1949.
Les cinq années suivantes verront son nom associé comme scénariste-dialoguiste à une vingtaine de films de tous genres, bien sûr du policier, mais également des drames et des comédies, dont on notera Une Histoire d'amour (1951) tourné en 1951 où on peut voir pour la dernière fois Louis Jouvet dans son dernier rôle, Les Dents longues (1952) de Daniel Gélin, ou L’Ennemi public n° 1, film de Henri Verneuil avec Fernandel.
1955 est un tournant pour lui avec Jean Gabin qu’il croise dans Gas-Oil (1955) Michel Audiard va alors devenir le dialoguiste attitré du grand Gabin. Entre 1957 et 1963, il écrit 15 films dont 14 pour l’acteur, dont Maigret tend un piège (1957) en 1957, et Maigret et l'affaire Saint-Fiacre (1959) tous deux de Jean Delannoy en 1959, la version des Misérables de Jean-Paul Le Chanois en 1957, Les Grandes familles (1958) de Denys de La Patellière en 1958, Le Président (1960) d’Henri Verneuil en 1960, Le Cave se rebiffe (1961) de Gilles Grangier en 1961, Un Singe en hiver (1961) une nouvelle fois d’Henri Verneuil en 1962, ou Mélodie en sous-sol (1963) également du grand cinéaste tourné en 1962.
Après avoir collaboré à La Mort en fraude de Marcel Camus en 1956, Un Taxi pour Tobrouk (Un Taxi para Tobruk) (1960) de Denys de La Patellière en 1960, Carambolages (1962) de Marcel Bluwal en 1962, et Cent mille dollars au soleil (1963) d’une vieille connaissance puisqu’il s’agit d’Henri Verneuil, il pense enfin à passer derrière la caméra après 18 ans de bons et loyaux services qui lui ont permis d’acquérir une certaine notoriété autant qu’une notoriété certaine. Le célèbre dialoguiste débute comme cinéaste avec le film au titre le plus long du cinéma français (au moins) Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968) qu’il tourne en 1968. Le premier d’une série de 8 films qui se termine en 1974 avec Bons baisers, à lundi avec Bernard Blier et Michel Bouquet.
Il ne s’arrête pas là pour autant et continue à signer les dialogues de films réussis comme Le Corps de mon ennemi (1976) toujours d’Henri Verneuil en 1975, Tendre poulet (1977) de Philippe de Broca en 1977, Mort d'un pourri (1977) (pour lequel il est nominé au César du meilleur scénario en 1978) avec Alain Delon et Flic ou voyou (1978) avec Jean-Paul Belmondo, tous deux signés par Georges Lautner, ou Garde à vue (1981) de Claude Miller pour lequel il reçoit son unique César du meilleur scénario en 1982. Il reçoit une troisième et dernière nomination au César en 1986 pour celui de On ne meurt que deux fois (1985) de Jacques Deray.
La reconnaissance de ses qualités littéraires par ses paires lui vient tardivement puisqu’il doit attendre 1979 pour recevoir le Prix des Quatre Jurys pour son ouvrage autobiographique ’La Nuit, le Jour et toutes les Autres Nuits’. L’auteur d’environ 130 scénarios admire Proust, Simenon, et plus particulièrement Céline qu’il considère comme son maître.
Aujourd’hui considéré comme un modèle qui a su créer un style inimitable qui lui est propre et l’imposer comme un modèle notamment dans le genre policier, proche d’un auteur comme Pascal Lainé, style qu’a voulu s’approprier Jean-Paul Lillienfield dans HS Hors Service comme un clin d’oeil, et dont l’héritier au cinéma pourrait bien être Bernie Bonvoisin, Michel Audiard est surtout le dialoguiste du film culte du cinéma français, je veux parler des Tontons Flingueurs bien entendu. Il s’est éteind à Dourdan le 27 juillet 1985.
Frédéric Raes
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Quelques infos sur Michel Audiard
"Un dialoguiste c'est un voleur. Je pique des idées aux chauffeurs de taxi, et j'attends de le placer. Je suis prêt à truquer le scénario et à monter une scène qui rentrera comme elle peut pour dix grandes répliques" Michel Audiard
Père de Jacques Audiard
Site très riche sur Michel Audiard : www.michelaudiard.com |
Michel Audiard : DVD/Blu-ray, livres, ...
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