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Affiche Spring Breakers - cliquez pour agrandir
2012 - Etats-Unis - 1h32
 
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Moyenne : 14 (2 avis)
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Moyenne : 9.17 (6 avis)
 
 
Sortie France
6
MARS
2013
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Spring Breakers : photo 1 Spring Breakers : photo 2 Spring Breakers : photo 3 Spring Breakers : photo 4 Spring Breakers : photo 5 Spring Breakers : photo 6 Spring Breakers : photo 7 Spring Breakers : photo 8 Spring Breakers : photo 9
Réalisation :
Auteurs & scénaristes : Harmony Korine (scénario)
Comédiens : - - - - - - - - ...suite

Spring Breakers : Synopsis


Pour financer leur Spring Break, quatre filles aussi fauchées que sexy décident de braquer un fast-food. Et ce n'est que le début... Lors d'une fête dans une chambre de motel, la soirée dérape et les filles sont embarquées par la police. En bikini et avec une gueule de bois d'enfer, elles se retrouvent devant le juge, mais contre toute attente leur caution est payée par Alien, un malfrat local qui les prend sous son aile...

Spring Breakers : bande annonce et vidéos

Spring Breakers : Réalisation

Réalisateur, scénariste, écrivain et acteur, Harmony Korine s’est imposé comme une figure brillante et originale du cinéma, de la musique et de l’art contemporains.... ...suite

Spring Breakers : Critiques et avis

notreavis  Les avis de l'équipe

Comme un vinyle etoiles
Avis proposée par Camille Moreau le 09/03/2013 18:54
Commençons par un petit rappel qui expliquera le pourquoi du comment d'un tel film et l'engouement critique qui l'entoure. Tout d'abord c'est le nouveau film d'Harmony Korine, réalisateur américain indépendant qui a marqué toute une génération avec un gamin qui mange des spaghettis dans sa baignoire (c'est « Gummo »), et qui a, par la même occasion, écrit les meilleurs films de Larry Clark (« Kids » et « Ken Park »). Une pointe du teenage-white-trash américain qui dernièrement se grimait d'un masque de vieillard pour s'astiquer contre des poubelles (c'est « Trash Humpers »). Si ce dernier n'a même pas été distribué en France, cela explique en partie la révolution de « Spring Breakers » qui marque le grand retour de l'enfant terrible : un film sur les écrans de tous les cinémas (de la salle art et essai aux UGC, Kinepolis et autres). Mais ce n'est pas tout.

Un parfum de scandale accueille le film, parce que Korine a transformé les égéries de Disney-Channel en petites pouffiasses matérialistes, elles sont devenues les Spring-Break Bitches et le huent à tue-tête. Ainsi, la sublime Vanessa Hudgens, connue jusque-là dans les « High School Musical », s'ennuie en cours et dessine une verge qu'elle mime de sucer. Tout cela fait bien rire sa copine Ashley Benson, connue elle dans la série « Pretty Little Liars », qui n'en demande pas moins. Troisième Spring-Break Bitch : Rachel Korine, la femme du réalisateur donc, qui amène, par son statut, un degré d'intimité et d'empathie au groupe de jeunes filles. La dernière, Selena Gomez, ex-petite amie de Justin Bieber, la plus enfant des quatre, semble jouer son propre rôle : petite chrétienne avec une envie irrésistible de céder à la tentation, mais dont les remords la feront rentrer au plus vite chez papa-maman. Voilà qui chamboule l'imagerie de la jeunesse prude américaine. Mais qu'en est-il du film ?

Spring Breakers est une bombe. Une bombe de couleurs qui graphe la toile de l'écran en rose, vert et violet. Une couche fluorescente qui asperge ce groupe d'adolescentes en furie, des bikinis au chambres d'hôtel, la seule et unique couche qui nous empêche de les voir totalement nues, autrement dit l'ultime papier-cadeau. Une bombe encore, par son utilisation de la musique, qui surplombe le film du début à la fin, dans une esthétique de clip, et qui paraît comme un sifflement continu qui nous rend totalement hébétés, enivrés, c'est-à-dire qui participe à une élévation permanente du spectateur et qui l'ouvre à l'onirisme d'une poésie déchue. Une véritable bombe enfin, comme une déflagration qui brûlerait tout sur son passage, faisant table rase du passé, de tous les teenage-movie que l'on a pu voir jusque-là. Oubliez Sofia Coppola, Gus Van Sant et même Larry Clark. « Spring Breakers » ne ressemble à rien ni personne.

Jusque-là, faire un film pop c'était par exemple « Drive », un revival fluorescent des années 70, avec une bonne musique électronique berçant une histoire d'amour impossible et quelques plans offrant l'idée d'une liberté totale. Dans « Spring Breakers » il n'y a pas une, deux ou trois chansons qui tournent en boucle aux moments opportuns, c'est un véritable set de DJ qui commence au début pour ne se terminer qu'à la fin. Une histoire d'amour ? Encore moins. Quand à l'idée d'une liberté totale (véritable rêve de ces fameux spring-breaks où les étudiantes américaines se lâchent), elle est ici associée à celle d'un clic qui mettrait la réalité sur pause. Nous touchons ici un point important, à savoir que si « Spring Breakers » est si bon, c'est peut-être qu'il est le seul et véritable flambeau de l'adolescence d'aujourd'hui, de 2013. Il est terriblement actuel, progressiste, il livre son étude générationnelle dans l'image ivre d'une civilisation décadente.

Flambeau pop donc, par sa musique et ses couleurs, et même hip-hop, tant l'esprit bling-bling englobe le film. L'imaginaire gangsta, et ses clips exhibant culs, drogues et fric, influence cette jeunesse dont les filles sont désormais fières d'être de vraies « bitches » (salopes), avant de prendre elles-mêmes le pouvoir et d'agenouiller un « real thug » (un vrai gangsta) en l'obligeant à sucer le canon de son flingue. Plus que dans ses thèmes et son esthétique, c'est dans sa construction même que le film est hip-hop, il est musical. « Spring Breakers » serait un hymne, une chanson plutôt qu'un film, avec ses couplets et son refrain. Le refrain c'est cette image au ralenti du Spring-break californien qui ouvre le film, où les seins s'exhibent et les liquides s'ondulent, et qui se répétera, se parsèmera tout le long du film. C'est aussi cette rengaine qui ne semble pas vouloir quitter notre groupe de filles, le fameux « Spring Break for ever! ». On a pu remarquer que ce film avance en décalage, qu'il est toujours désynchronisé, chaque scène est une émotion qui se redit et se répète alors que les images balancent entre l'avant et l'après, comme si elles n'étaient jamais au présent. Ce qui renforce le caractère onirique mais surtout rappelle les samples et les scratchs, des techniques de DJ. Les dialogues n'en sont pas vraiment, les phrases sont des redites, comme des punch-lines qui s'imprimeraient sur l'image. Définitivement, « Spring Breakers » n'a pas l'air d'être un film, mais bien un vinyle maltraité que l'on sample et qui saute constamment.

Tout comme il divague entre images et son, entre rêve et réalité, « Spring Breakers » est une fiction sur le fil du documentaire. Korine a capté de réelles images du Spring-Break californien, c'est ce refrain qui ouvre le film et qui le ponctue jusqu'à la fin, ces scènes de foule déshabillée où les filles gigotent leurs formes et se font pisser (de l'alcool) dessus. Fiction et documentaire s'entremêlent et le film, dans son récit, est clairement scindé en deux parties. Nous avons tout d'abord la présentation du groupe de filles, chez elles et à l'école, lassées, rêvant du spring-break, leur préparation en quelque sorte, où elles braquent un restaurant pour se faire de l'argent facile. Puis, une fois arrivées, le film prend un virage, il change de ton et nous surprend. Embarquées par la police, les voici qui font un peu moins les malines. Mais une bonne étoile veille sur elles, et le samaritain qui les sort de là s'appelle Alien (James Franco). Dès lors, nous ne savons plus ce qu'il va se passer. Tout cela va mal finir, on le sent. Vont-elles se faire tuer ? Vont-elles le tuer ? Réponse : aucune des deux. Le film nous amène plus loin que ce que l'on pouvait croire. Les deux parties se font échos, comme ces paroles qui se répètent et ces balles qui fusaient dès le début, dès l'histoire du pistolet à eau.

Pour conclure, disons que ce film est tout bonnement magnifique. Sensitif, hypnotisant, il porte un regard critique et pourtant d'une extrême candeur, ce qui l'empêche d'être moraliste. La preuve avec cette scène où Alien commence à chanter « Everytime » de Britney Spears pour révéler sa sensibilité aux droogies qui reprennent la chanson en cœur avant de tirer des rafales de balles en l'air dans la nuit qui enveloppe l'océan californien. Nous en sommes là, une époque où Britney Spears est devenue l'icône évanescente d'une jeunesse qui n'a pas réussi à passer l'âge adulte. Alien comme les filles sont de grands enfants, elles regardent des dessins-animés à la télé tandis qu'il leur présente les jouets de sa chambre rempli d'un air de fierté. Les filles chantaient déjà « Baby one more time » avant de partir au spring-break... Voir un rappeur, un « thug », chanter cette chanson que l'on peut qualifier de ringarde, de tout son cœur, avec ces adolescentes d'une immaturité folle, est peut-être le véritable tour de force du film. Combien en rentrant chez eux sont allés sur Youtube pour écouter la chanson ? Associer ainsi le niais et le sublime, le gangster et les adolescentes, amène une candeur à la désillusion de cette histoire, un attendrissement à l'égard de ces personnages que l'on croyait jusque-là assez vides. Une des plus belles scènes de l'année, une prouesse qui amène le récit dans un final délirant et survolté. Abasourdi l'on sort de la salle et le film finit par nous hanter les jours d'après. Tous en cœur : Spring-break for ever !

Camille Moreau.



Spring Breakers : les comédiens

Selena Gomez
Selena Gomez
Vanessa Hudgens
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James Franco
James Franco
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Vanessa Hudgens
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Spring Breakers : Titres internationaux

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Spring Breakers : Distributeur France

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