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Affiche Días de gracia - cliquez pour agrandir
2011 - Mexique/France - 2h13
 
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Moyenne : 7.85 (1 avis)
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Moyenne : 9 (3 avis)
 
 
Sortie France
13
JUIN
2012
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Días de gracia : photo 1 Días de gracia : photo 2 Días de gracia : photo 3 Días de gracia : photo 4 Días de gracia : photo 5 Días de gracia : photo 6 Días de gracia : photo 7 Días de gracia : photo 8 Días de gracia : photo 9
Réalisation :
Auteurs & scénaristes : Everardo Valerio Gout (auteur) et David Rutsala (collaboration au scénario)
Comédiens : - - - - - - - - ...suite

Días de gracia : Synopsis


Mexico City.
2002, 2006, 2010.
Un flic. Un otage. Une épouse.
La corruption, la violence, la vengeance.
Trois destins, pendant 30 jours, durant trois Coupes du Monde de football.
Trois façons de se battre pour survivre...

Días de gracia : bande annonce et vidéos

Días de gracia : Plus d'infos

Note d'intention

La Coupe du Monde de football a lieu tous les 4 ans, pendant un mois. Durant ces 30 jours, tout le monde suit les matchs. Les criminels et les policiers aussi. Même au Mexique...

Au Mexique, tout est incertain, instable. J'ai voulu mettre cette instabilité au centre du film.Quand on vit dans un lieu où on est quotidiennement confronté au crime, on en porte la trace, comme une cicatrice. Ce film est ma cicatrice. Il rassemble toutes les histoires qu'on m'a racontées. J'ai un immense amour pour mon pays. J'ai aussi une peur immense de la violence qui se répand dans tout Mexico. J'aimerais tant que le pays guérisse de tout ça...

J'ai passé quatre ans à enquêter sur la criminalité à Mexico, sur la façon dont des vies sont bouleversées par cette violence. Ce n'est pas une question de bons et de méchants, c'est plutôt une gamme d'émotions qui inclut l'amour, la haine, le meurtre, le suicide, l'amitié, la trahison, la loyauté. On fait des choix. Des choix qui sont bons au départ peuvent devenir mauvais à l'arrivée. Des gens qui sont merveilleux au départ peuvent devenir diaboliques à l'arrivée. Parfois, le héros devient le méchant. C'est ce basculement qui m'intéresse. Qu'est-ce qui pousse à franchir la ligne ? De quels côtés sont les victimes ? La violence engendre-t-elle toujours la violence ? Le chagrin peut-il conduire à une forme de grâce ? J'ai mis toutes ces interrogations dans mon film.

Everardo Gout

Días de gracia : Critiques et avis

notreavis  Les avis de l'équipe

Publicité mensongère. etoiles
Avis proposée par Camille Moreau le 15/06/2012 21:52
Comment commence un film le plus souvent ? Soit par la scène choc de fin, montrée de façon épileptique, pour qu'on ne comprenne pas tout tout de suite non plu, soit par un plan en hélicoptère censé être poétique, l'arrivée en ville par les airs, qui marque l'entrée du spectateur dans ce nouveau monde qu'est chaque film. Le plus souvent encore, ces plans d'ouverture sont recouverts par la voix-off du personnage principal qui nous explique en quelques propos sa philosophie et la logique du film à venir. "Dias de Gracia" fait donc parti de ces films qui utilisent ce genre de dispositifs. Survol de Mexico-City, montage d'archives de foot et voix-off annonçant qu'ici c'est pile ou face, un jour on perd et un jour on gagne, et que celui qui gagne a le droit de raconter son histoire. Puis des pitbulls aboient au ralenti, s'en suit un coup de feu dirigé face-caméra, histoire qu'on sache qu'à la fin ça va péter, fondu au noir, titre du film, et pour finir, une citation de Gabriel Garcia Marquez : « La vida no es como la vives sino como la cuentas », autrement dit l'important n'est pas l'histoire mais la manière de la raconter. Soit... Everardo Gout, dont c'est le premier long-métrage, a si bien compris cette citation que son film ne ressemble qu'à un spot publicitaire de 2h10 . Il a tellement pris de plaisir à esthétiser chacun de ses plans, comme s'il se convainquait lui-même de sa virtuosité, qu'aucune émotion ne ressort de son film. C'est long, formaliste et assez vain. Car rappelons-le quand même, un film n'est pas une pub!

Le récit est découpé en trois parties, trois époques, trois destins qui s'entremêlent, à la manière des films chorales du réalisateur mexicain à succès Inarritu, comme "Amours Chiennes" ou "Babel". Bien sûr, chaque période correspond à une coupe du monde. Des archives nous montrent la main de Dieu de Maradona à la coupe du monde 1986, et nous parcourons successivement celles de 2002, 2006 et 2010. Passé, présent, futur, à croire que tout est lié au football dans ce pays. Essayons de remettre un peu d'ordre, puisqu'en brouillant son récit le réalisateur l'a rendu quelque peu incompréhensible. En 2002, nous suivons un flic prénommé Lupe, et interprété par Tenoch Huerta (qui jouait dans "La Zona" de Rodrigo Pla en 2007). Sa femme est enceinte, et petit à petit il passe de flic à crapule de première. En 2006, c'est l'histoire d'un kidnappé interprété par Carlos Bardem (frère de) qui arrive à mettre le plus jeune de ses ravisseurs de son côté, Iguana, interprété par Kristyan Ferrer (qui lui jouait dans le très bon Sin Nombre de Cary Joji Fukunaga en 2009). Et pour finir en 2010, l'histoire de Susana, interprétée par Dolores Heredia, qui, en faisant tout pour sauver son mari victime d'un kidnapping, découvre qu'il lui ment depuis un bon bout de temps. Voilà pour le résumé. Le problème de ce film est qu'on ne comprend rien à son histoire, on est vite sur les trois périodes et les trois situations, mais les allusions des unes aux autres sont si grandes qu'on se perd dans un énorme bric-à-brac. C'est comme si le réalisateur c'était dit que pour faire un bon film il fallait qu'il soit compliqué, et que pour faire compliqué il lui fallait briser l'histoire afin qu'on ne la comprenne vraiment qu'à la toute fin. En fait, réduire son scénario à l'émiettement prouve bien le peu d'ambition du réalisateur. Rappelons-le lui quand même, un scénario complexe ne fait pas nécessairement un bon film.

Chacune des trois parties a son ton à elle, que ce soit sa bande-son, ses couleurs, ses effets, son montage. Ainsi celle de 2002 est plus crue, plus réaliste, accompagnée par la musique ambiante de Nick Cave et Warren Ellis (qui avaient déjà enregistrés la bande-originale de "L'Assassinat de Jesse James"). On sait que la corruption s'est banalisée au Mexique, ce qui intéresse cette partie est donc de filmer le basculement inévitable de son personnage d'homme à monstre, de flic à truand. Un monde sans morale, on vous l'avait dit. La dernière partie est plus douce, plus stylisée, à l'image de son personnage principal : Susana, une bourgeoise cultivée dont le mari s'est fait kidnapper. La musique, composée cette fois-ci par Shigeru Umebayashi (qui enregistra la magnifique B.O. d'"In the Mood for Love" de Wong Kar Wai), est elle aussi plus sophistiquée. C'est peut-être la partie la moins reconnaissable, Susana y apparaît la plupart du temps fragmentée, et le doute plane sur Doroteo le frère de la femme de ménage, coupable ou non du kidnapping, qui pourrait-être le jeune Iguana de la deuxième partie, qui pourrait également être Lupe, le flic corrompu de la première partie. Bien sûr, ils sont liés par métaphore. Mais encore une fois, tout ceci coupe la compréhension.

Je m'attarderais un peu plus sur la deuxième partie, celle du kidnappé, qui est représentative à elle-seule du sentiment que l'on a en quittant le film, c'est-à-dire qu'on est restés nous aussi assis, attachés, kidnappés pendant trop longtemps. Et au moment où l'on croit s'en sortir, par la bonne grâce d'Iguana pour le kidnappé ou celle du réalisateur pour nous, et bien non, on finit quand même par se laisser abattre. Il y a quelque chose de très particulier dans cette partie. Si vous êtes familiers des jeux-vidéos, vous y reconnaîtrez l'esthétique FPS. Plus exactement, cela m'a fait pensé aux cinématiques de "Call of Duty Black Ops". Où l'on bouge quelque peu son personnage ligoté et drogué, face à ses malfaiteurs. C'est tout d'abord une vue à la première personne, ici et là des plans de « sous la cagoule », où le kidnappé imagine le visage de ses ravisseurs. Le plus marquant sont les vues « endommagées » : dans Black Ops, le personnage subit des électrochocs et l'écran passe au flou, les voix deviennent à la fois étrangères et envahissantes comme le seraient celles d'un cauchemar. Ou bien quand il est touché par une balle ou une grenade, en plus du flou, le pad se met à vibrer, l'image se ralentit etc. Ici, en plus des couleurs aseptisées dignes d'un bunker de la 2nde Guerre Mondiale, nous avons sans cesse des zooms très courts, ponctués par des passages au flou. L'image est donc nerveuse et l'angoisse est viscérale, ponctuée par la musique d'Atticus Ross (à qui l'on doit celle de "The Social Network" de Fincher). Sans réellement nous transmettre une véritable peur, celle d'y passer, il y a une tentative forcée d'identification extrême qui, du coup, ne marche pas. Esthétique insupportable de jeu-vidéo qui envahit petit à petit nos écrans. Rappelons-le quand même, si bonne soit-elle, une cinématique de jeu-vidéo n'a pas les mêmes fonctions qu'un film.

Camille Moreau.

Quand à l'image du Mexique renvoyée, elle relève du cliché, en tout cas elle n'apporte rien de nouveau. Foot, religion et kidnapping. Au lieu de montrer qu'il tirait une force de son pays, Everardo Gout n'a voulu montré que la sienne. En fait, Dias de Gracia est une publicité mensongère. Fausse carte-postale de son pays réduit à la violence bête et méchante, et fausse présentation de son réalisateur qui se fait passer pour un virtuose. On peut opposer ce film à "Miss Bala" dernièrement à l'affiche, qui présentait le Mexique à travers un portrait de femme, Laura, qui se faisait trimbalée d'un endroit à un autre, d'une personne à une autre à tout moment. Tout cela était montré de façon pudique, douce même. Le plan-séquence de la boite de nuit au début, tirait son efficacité de sa sobriété, alors qu'ici nous parcourons les rues de la ville comme si nous étions un fantôme tremblant. Laura subissait. Son parcours, elle ne l'avait pas choisi, ce qui mettait en avant un certain fatalisme. La logique de Dias de Gracia n'est pas celle du fatalisme, d'un destin auquel les personnages seraient condamnés d'avance, mais celle de la chance, du pile ou face. Ça passe ou ça casse en quelque sorte. Rappelons-le une dernière fois, là ça n'est pas passé.

votreavis  A Votre Avis

de bonnes idées, une mise en scène intéressante mais qui a tendance à en faire trop et enfin, un scénario labyrinthique qui nécessite un minimum de vigilance. etoiles
Avis proposée par RENGER le 26/06/2012 02:44
Pour son premier long-métrage, Everardo Gout ne choisit pas la facilité, loin de là, comme en témoigne Dias de Gracia (2012), un film de gangsters se déroulant à Mexico City sur trois époques bien distinctes (2002/2006/2010, à savoir durant les trois dernières Coupes du Monde de football). Un concept assez prise de tête nécessitant d’être constamment aux aguets durant 130 minutes si l’on ne veut pas risquer de se perdre en cours de route car les trois histoires n’apparaissent pas les unes après les autres, mais les unes entre les autres, les trois destins s’entre-coupent constamment par le biais d’un montage alternatif rendant extrêmement confus la natation. Mais d’un autre côté, les acteurs s’en sortent parfaitement bien, ce qui parvient à faire abstraction de ce cafouillage scénaristique. Il en sera de même avec la mise en scène qui nous offre de beaux comme de mauvais moments, à commencer par d’excellents plans en caméra subjective (en mode "FPS") et un remarquable plan-séquence, par contre, on déplorera l’utilisation à outrance du mode "shakycam", ce qui aura le don de vous donner des nausées (pourquoi n’a-t-il pas privilégié la steadycam, ce qui aurait rendu ses courses-poursuites bien plus haletantes !). Vous l’aurez donc compris, Dias de Gracia (2012) est loin d’être sans défaut, de bonnes idées, une mise en scène intéressante mais qui a tendance à en faire trop et enfin, un scénario labyrinthique qui nécessite un minimum de vigilance.
RENGER Benoît

Días de gracia : les comédiens

Dolores Heredia
Dolores Heredia
Carlos Bardem
Carlos Bardem
Dolores Heredia
Dolores Heredia tourne son premier film, Pueblo de Madera de Juan Antonio de la Riva en 1990. Elle enchaîne avec La mudanza de Gabriel Retes, Desiertos mares de José Luis García Agraz, The Wrong Man de Jim Mc Bride et Vagabunda d’Alfonso Rosas Priego. ...suite
Né en 1959, Dagoberto Gama a joué dans plus de dix-neuf films mexicains de 1986 à 2006, dont certains primés internationalement comme Le Crime du Père Amaro (Carlos Carrera, 2002), Amours Chiennes (Alejandro González Iñárritu, 2000) et dans 21 pièces de théâtre. ...suite

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